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Un sous-traitant paralyse l’aéroport de Montréal

Des voyageurs ont dû attendre des heures avant de récupérer leurs bagages

L’avion à la droite de la photo devait décoller de Montréal samedi, en début d’après-midi, vers Punta Cana. Il n’est finalement parti qu’à minuit, car personne n’était disponible pour y charger les bagages des voyageurs (dans les conteneurs blancs à gauche).
Photo Courtoisie L’avion à la droite de la photo devait décoller de Montréal samedi, en début d’après-midi, vers Punta Cana. Il n’est finalement parti qu’à minuit, car personne n’était disponible pour y charger les bagages des voyageurs (dans les conteneurs blancs à gauche).

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Des centaines de voyageurs ont été bloqués pendant plusieurs heures à l’aéroport Montréal-Trudeau sans pouvoir récupérer leurs bagages ni les faire charger à bord de leur avion.

« Je voyage six fois par an dans le Sud et je n’ai jamais vu ça », indique Pierre Mongeon, qui revenait samedi dernier d’un séjour à Punta Cana, en République dominicaine, sur un vol de la compagnie Sunwing.

M. Mongeon et sa famille ont atterri à 20 h, mais ont dû attendre jusqu’à minuit avant de pouvoir finalement récupérer leurs bagages et rentrer chez eux.

« Il y avait des gens de plusieurs vols, on était quasiment 2000 à attendre et c’était la panique », a-t-il raconté lundi.

M. Mongeon affirme que les voyageurs n’ont pas reçu d’explications claires de la part du personnel de l’aéroport.

« On nous a d’abord expliqué que c’était la météo. Finalement, un employé des douanes nous a dit que c’était un problème avec le sous-traitant qui s’occupe des bagagistes. »

Patrick Boulay, qui devait partir samedi pour Punta Cana, lui aussi avec la compagnie Sunwing, a vécu une expérience similaire.

Patience

Il devait partir de Montréal à 14 h 40, mais a dû patienter jusqu’à minuit avant de pouvoir embarquer dans l’avion.

« Quand on est arrivé au check-in, à 11 h du matin, on nous a dit de patienter parce qu’on ne pouvait pas prendre nos valises en charge. Ensuite, le vol n’arrêtait pas d’être retardé. »

M. Boulay relate que les employés de la compagnie semblaient complètement perdus et n’avaient pas d’explications à donner aux voyageurs.

« Pendant deux heures, on voyait nos bagages posés à côté de l’avion sans personne pour les embarquer. Juste avant qu’on finisse par décoller, vers minuit, un employé de la compagnie m’a dit que les bagagistes du sous-traitant ne s’étaient pas présentés au travail. »

Contactée par courriel, l’entreprise Swissport, qui prend en charge les bagages des clients de Sunwing et de la plupart des autres compagnies opérant à Montréal-Trudeau, attribue ces retards à la météo.

Froid extrême

L’entreprise explique qu’en cas de froid extrême (il faisait autour de -25 degrés Celsius samedi), les bagagistes doivent prendre des pauses pour se réchauffer, ce qui peut retarder les opérations.

Swissport ajoute que des irrégularités de vol et des questions de planification sont aussi en cause dans ces retards.

« C’est une situation inacceptable et il y a eu des discussions avec cette compagnie pour que cela ne se reproduise plus », indique Anne-Sophie Hamel, porte-parole de la société Aéroports de Montréal qui exploite l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau.