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Sherbrooke: un homme accusé d’avoir tué sa mère

<b>Tom Néron</b><br />
Accusé
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Un homme de 35 ans soupçonné d’avoir poignardé à mort sa mère de 52 ans, à Sherbrooke, a été accusé mardi de meurtre au deuxième degré.

Selon la police, Tom Néron aurait agressé sa mère à l’aide d’une arme blanche lundi dans la résidence familiale située dans l’arrondissement de Rock Forest.

Les policiers, qui ont été appelés à se rendre sur place vers 16 h 15, ont procédé à l’arrestation du suspect.

« Il n’y a pas eu résistance ou rien. Il était très calme et a collaboré », a indiqué le porte-parole du service de police de la Ville de Sherbrooke, Martin Carrier.

Le motif du crime était toujours inconnu mardi.

Une famille tranquille

L’appel aux autorités aurait été fait par une jeune femme qui se trouvait aussi sur les lieux lors du drame et qui a trouvé refuge dans une toilette, a ajouté M. Carrier.

Mme Girard a ensuite été transportée dans un état critique au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke où son décès a été constaté le soir même.

Tom Néron n’avait pas d’antécédents judiciaires et n’était pas connu des policiers. Il a comparu mardi au palais de justice de Sherbrooke.

Selon une voisine, Francine Cayer, Mme Girard et sa famille ont aménagé dans le quartier au mois de juin et rien ne laissait présager un tel drame.

« C’étaient des gens tranquilles. Je n’ai jamais rien vu ni entendu de spécial. Ils semblaient mener une vie ordinaire, mais occupée. Il y avait beaucoup de va-et-vient », a-t-elle dit au Journal.

Mme Girard habitait la maison avec son conjoint et plusieurs enfants, a ajouté Mme Cayer, sans pouvoir donner plus de précisions.

Le soir du drame, les policiers ont escorté Tom Néron à l’extérieur du domicile. La voisine a indiqué qu’elle ne l’avait jamais vu auparavant.

« On le voyait tous les jours »

Une autre voisine, Nancy Gosselin, a pour sa part vu les ambulanciers tenter de réanimer Mme Girard sur une civière devant chez elle.

La femme, qui habite la maison d’en face, connaissait peu ses voisins et était encore sous le choc mardi soir.

« Ils avaient l’air d’une famille normale et discrète. Ils ne paraissaient pas dysfonctionnels du tout », a-t-elle dit.

Trois enfants vivaient en permanence avec Mme Girard, dont Tom Néron, a assuré Mme Gosselin. « Il restait avec eux depuis leur arrivée dans le quartier cet été. On le voyait tous les jours », a-t-elle dit.