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En route vers Pyeongchang 2018: l’histoire se bonifie

Quatre Québécois en longue piste, dont Laurent Dubreuil et Alexandre St-Jean

Patin vitesse olympiques
Photo Simon Clark Alexandre St-Jean et Laurent Dubreuil ont retrouvé l’environnement familier de l’anneau Gaétan-Boucher, hier, afin de souligner leur première participation chacun aux Jeux olympiques.

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Succès personnel après des études en suspens, « copier-coller » réussi dans la famille ou adieu symbolique à l’anneau de glace extérieur : Alexandre St-Jean et Laurent Dubreuil marquent chacun à leur façon l’histoire du patinage de vitesse à Québec en participant aux Jeux olympiques.

Le ton bon enfant de mercredi, à l’anneau Gaétan-Boucher, tranchait avec le stress des sélections olympiques tenues à Calgary jusqu’à mardi. St-Jean et Dubreuil pouvaient enfin partager leur bonheur d’aller aux jeux de Pyeongchang, au même titre que les Québécois Alex Boisvert-Lacroix et Olivier Jean, confirmés eux aussi dans l’équipe canadienne de longue piste qui comprendra dix hommes et neuf femmes.

« Mes enseignants suivent un peu ma carrière, dont un qui me suit de façon très intense. Je me disais : “Crime, je serais fier que mon prof me voie participer aux Olympiques.” Je ne me suis pas dit ça seulement en fonction de mon prof, mais entre autres ! Ce prof-là, il en a fait, du temps supplémentaire, pour m’aider. Je suis content d’atteindre ça. Ça démontre qu’il n’a pas travaillé pour rien », s’est permis de saluer St-Jean, qui a réussi son pari de se qualifier pour l’épreuve du 1000 m après avoir suspendu ses études universitaires en médecine dentaire cette saison.

Un autre Dubreuil

L’allusion de St-Jean à l’un de ses enseignants aurait pu se traduire par un clin d’œil à la somme des leçons que ce sport a dictées aux différentes générations. Sur un mur des installations désuètes du Centre sportif de Sainte-Foy, les photos de 26 patineurs ayant déjà participé aux Olympiques veillent sur les lignées suivantes. Ariane Loignon (1988) et Robert Dubreuil (1992) y ont leur place parmi ces sages.

« Ils sont fiers », rapporte fiston Laurent, qui s’élancera dans les épreuves du 500 m et du 1000 m aux jeux.

« Ils l’étaient déjà auparavant pour nos courses et pour ce que leurs trois enfants font dans la vie. Autant dans le sport pour mon frère (Daniel) et moi, autant pour ma sœur (Anna-Belle) à l’école, ils nous ont toujours appuyés dans tout ce qu’on faisait. C’est sûr qu’ils étaient très émus quand ils ont appris ma qualification. »

Adieu à l’anneau

Ce mur réservé aux ex-olympiens n’en a plus pour longtemps, au fait. Il tombera au printemps prochain avec le début de la construction d’un centre de glaces de 68,7 millions $. L’obligation de s’exiler à Calgary pour des fins d’entraînement sera révolue après l’ouverture de cet amphithéâtre à l’automne 2020. St-Jean et Dubreuil seront issus de « la dernière cuvée de l’anneau Gaétan-Boucher », comme l’a rappelé mercredi Robert Dubreuil, directeur général de la Fédération de patinage de vitesse du Québec.

« C’est le fun qu’on se soit prouvé qu’on était capable de le faire malgré tout. C’est juste indicateur de bonnes choses pour le futur quand on aura de bonnes installations. C’est difficile de s’entraîner à l’extérieur, ce ne sont pas les conditions idéales, mais ça vaut la peine. Alexandre et moi avons été capables d’y arriver et on en est très fiers », exprime Laurent Dubreuil.