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Une membre de la famille Carrier déplore la démarche derrière la Journée nationale contre l’islamophobie

Maude Carrier est l'une des victimes d'un attentat au Burkina Faso survenu en janvier 2016.
Facebook Maude Carrier est l'une des victimes d'un attentat au Burkina Faso survenu en janvier 2016.

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Une proche de la famille Carrier qui a vu quatre des siens tombés sous les balles d’islamistes dans un attentat au Burkina Faso en janvier 2016 s’insurge de la possibilité d’une journée nationale contre l’islamophobie en marge des commémorations de l’attentat de la Mosquée de Québec.

Camille Carrier, la mère de Maude Carrier et ex-conjointe d’Yves Carrier, a souligné sur les réseaux sociaux son profond malaise quant à la demande faite par la communauté musulmane plus tôt cette semaine.

« Je suis très affectée émotivement par cette demande de la mise sur pied d’une journée annuelle pour commémorer le fait que 6 personnes en train de prier ont été tuées par un individu islamophobe », a-t-elle confié dans un message sur Facebook. « Je fais partie d’une famille qui a perdu 6 personnes qu’on aimait et appréciait et qui se sont fait tuer par des islamistes. [...] D’autres Québécois sont aussi morts ici même. Et personne ici n’a réclamé une journée pour commémorer ces évènements et on ne passe pas son temps à le rappeler. »

En colère

Plus loin dans son message relayé plusieurs centaines de fois sur Facebook, Mme Carrier affirme être en colère et être contre « l’idée d’une commémoration année après année (de) l’action d’un Québécois comme si on devait tous se sentir coupables ».

Camille Carrier interpelle également le gouvernement s’il en venait qu’à accepter les demandes de la communauté musulmane pour une telle journée commémorative.

« Pourquoi ne pas aussi instituer une journée pour commémorer l’ensemble des victimes de l’islamisme et les dommages vécus par leurs familles et amis », questionne la femme à propos de la mort de ses proches, décédés alors qu’ils « étaient en train de mettre en action leur amour pour les autres en participant à la construction d’une école en Afrique ».

Morts tragiques

C’est dans un attentat à Ouagadougou le 15 janvier 2016 qu’Yves Carrier, Gladys Chamberland, Charlelie Carrier, Maude Carrier et leurs amis Louis Chabot et Suzanne Bernier ont perdu la vie.

Les six Québécois sont tombés sous les balles de terroristes islamistes qui avaient ciblé l’hôtel Splendid et le restaurant Le Cappucino, où ils étaient attablés. Ils se trouvaient dans le pays africain pour un voyage d’aide humanitaire.