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Catherine Sénart, une ­comédienne passionnée

Catherine Sénart, une ­comédienne passionnée
Photo Pierre-Paul Poulin

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Cette étudiante de l’École nationale de théâtre du Canada est bien présente dans nos petits écrans depuis 25 ans, de Watatatow à O’, en passant par La Promesse, 30 vies et La Galère. Et en parlant de galère, elle sera prochainement à l’affiche de la célébrissime pièce de Molière, Les Fourberies de Scapin, présentée du 16 janvier au 10 février, au Théâtre du Nouveau Monde. 

Questionnaire gourmand

Présentez-moi votre accessoire de cuisine fétiche et pourquoi l’avoir choisi ?

Mon thermomètre à bonbon. J’adore cuisiner des friandises et c’est l’outil ­indispensable pour les réussir !

Avez-vous d’autres accessoires qui vous facilitent la vie dans votre cuisine ?

Ma spatule en silicone. Elle me permet de racler tous les coins et de mélanger différentes textures à de très hautes températures. C’est bien simple, je me rends compte que je m’en sers pour tout. Du sucré, du salé, des sauces, des cuissons à la poêle. C’est comme le ­prolongement de ma main, sans avoir à me brûler les doigts.

Pour vous, un repas et une soirée parfaite, c’est quoi ?

Catherine Sénart, une ­comédienne passionnée
Photo Fotolia

Un repas cuisiné avec amour et tellement bien préparé qu’une fois les invités arrivés, il ne nous reste qu’à être totalement avec eux... Des asperges vertes, du risotto, du canard avec des champignons. J’aime aussi faire des gnocchis à la courge. En fait, j’adore cuisiner et faire des expériences, je suis assez aventureuse et je n’évalue pas toujours la somme de travail que cela représente. Je veux juste faire plaisir et me faire aussi plaisir ! (Sourire)

Essayez-vous vos recettes avant de les servir à vos invités ?

Non ! Je vis dangereusement... La plupart de mes grosses réceptions sont faites avec des recettes essayées pour la première fois. Il faut dire que j’ai l’aide de mon amoureux, qui me suit dans mes folies... Je m’enthousiasme toujours à faire de nouvelles recettes, et celles qui fonctionnent très bien deviennent alors des classiques que je refais.

Racontez-moi la réalisation culinaire dont vous êtes la plus fière.

Catherine Sénart, une ­comédienne passionnée
Photo Fotolia

Un croquembouche : une pièce montée de choux à la crème au caramel ­enveloppée de filets de caramel croquant... Avec quelques brûlures en bonus ! Là aussi, je n’avais pas évalué la difficulté de cette réalisation, mais avec passion et détermination, je suis allée au bout de cette aventure culinaire.

Dites-nous que vous ratez les choses à l’occasion et qu’il vous est déjà arrivé de servir un plat complètement raté.

Oui ! Dans une recette de moussaka, il fallait mettre une bonne quantité de vin rouge et j’ai plutôt mis du ­vinaigre de vin rouge ! C’était ­carrément ­immangeable ; il a fallu se ­rabattre sur des pâtes... (Rires)

Meilleure expérience culinaire à vie ?

Mis à part quelques grands ­restaurants qui m’ont marquée, c’est fou, mais ça reste un souvenir d’enfance... Mon oncle, qui cuisine très bien et qui connaît la cuisine française, nous a préparé, à Noël, un repas six ­services qui lui avait pris trois jours à ­préparer. Il y avait des choses que je n’avais ­jamais vues ni goûtées. Entre autres, un sorbet salé en guise ­d’entremets, des champignons sculptés qui ­accompagnaient le repas principal et il y avait un dôme en caramel filé sur nos tartelettes en dessert. C’était exquis, beau et inoubliable !

Ça sentait quoi chez vous, dans la cuisine, lorsque vous étiez petite ?

Chez ma mère, ça sentait le lait chaud au miel et à la cannelle, sa lasagne exceptionnelle, son bœuf mijoté dans son Creuset au couvercle concave qui lui donnait une cuisson parfaite et... la soupe Lipton. Eh oui, j’en étais vraiment amatrice ! Chez mon père, ça sentait le café au lait, la choucroute au vin blanc, la confiture maison, le gruau parfumé à la fleur d’oranger. Que de merveilleux souvenirs gourmands !

Avez-vous un rêve culinaire ? Par exemple, un resto où vous souhaitez aller, un projet culinaire, un vin rare à déguster... ?

Catherine Sénart, une ­comédienne passionnée
Photo courtoisie

J’aimerais aller à Chicago manger au restaurant Alinea de Grant Achatz. Je suis très curieuse de goûter ses mets présentés de façon si théâtrale. Ça doit être une expérience très touchante pour tous les sens !

Livre de recettes préféré ?

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Photo courtoisie

J’en ai plusieurs ! Mais disons que le ­premier Di Stasio est vraiment un classique. J’adore aussi le Carnet de voyages de Philippe et Ethné de Vienne. Merveilleux pour découvrir de nouvelles saveurs ! Et à Noël, mon livre Cookies de Martha Stewart est ma Bible.

Fromage préféré ?

Je les aime tous ! Mais celui qui ­agrémente mon quotidien est le ­cheddar moyen ou fort.

Son carnet d’adresses

Pour la grande expérience:

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Photo courtoisie

Toqué, Europea, Le Mousso. Pour un petit spécial du mois : L’Express, Bistrot T, Café du TNM, Mikado. Au quotidien : j’adore les restos asiatiques Chez Soy, Deer Garden, La Tonkinoise, à St-Sauveur. Et pour les brunchs : Merci la Vie, à Prévost, Orange et pamplemousse, à St-Sauveur, et Le Petit Poucet, à Val-David. Et là, je viens de découvrir Lov. Un restaurant végétarien, en plus c’est très beau et bon.

Resto préféré pour sortir en tête-à-tête ?

La table des gourmets, à Val David, du chef Thierry Rouyé, ancien chef du restaurant La Porte à Montréal. Cuisine raffinée, inventive, ambiance feutrée et décontractée. Parfait pour un repas d’amoureux ou entre amis. Leur menu dégustation, avec accords mets et vins, est incontournable.

Resto préféré pour vos sorties en groupe ?

L’Express. C’est bien pratique pour manger tard le soir, après les représentations.

Boutique gourmande préférée ?

Rachelle Béry. Je cuisine bio le plus possible. Ils ont aussi beaucoup de produits fins comme des thés, les chocolats Du Barry et Les épices de cru de Philippe et Ethné de Vienne. J’y trouve mon compte pour les basiques de la cuisine française avec la qualité du bio, mais aussi du plus poussé de la culture alimentaire végane.

Resto préféré à l’extérieur de Montréal ?

Chez Boulay à Québec.

Vin préféré ?

Nous aimons expérimenter chez nous. Donc, les variétés de vins se succèdent et se répètent rarement, mais dernièrement, le riesling 2013 de Léon Courville a retenu notre attention. Pour aller avec le chili, Domaine Saint Andéol Cairanne.

Produits culinaires chouchous ?

Mélanges d’Épices de cru, chocolat fermenté Du Barry, lait de coco bio, le vinaigre Umeboshi, mes légumes lactofermentés, mon pain maison...

Recette fétiche ?

Pour le moment... mon chili. Mais mes gnocchis à la courge, un délice aussi.

De quoi ne pouvez-vous vous passer en cuisine ?

L’huile d’olive première pression biologique, citron, sel Herbamare, poivre, basilic frais, roquette et... mon Thermomix ! Je ne peux m’en passer. Oui, ç’a été un gros investissement à faire au début, mais pour ceux qui cuisinent beaucoup, c’est vraiment merveilleux. Je fais mes propres farines, mes laits végétaux, mes potages, directement dedans... Ma sauce hollandaise, je ne la réussis qu’avec cet outil ! Bon, ça trahit un peu mon manque de talent pour la confection de cette sauce, mais tant pis. (rire)

Gourmandise coupable ?

Catherine Sénart, une ­comédienne passionnée
Photo Fotolia

Le caramel sous toutes ses formes...

Votre style de cuisine préféré ?

C’est cruel, car je les aime toutes ! Mais disons la cuisine asiatique, toutes nationalités confondues : thaï, vietnamienne, japonaise, chinoise.

 

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