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Les femmes ne se ratent pas

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La réaction à la lettre des 100 femmes françaises, dont Catherine Deneuve, au sujet des débordements de la campagne #MoiAussi confirme qu’entre elles, les femmes ne se ratent pas.

Parce qu’elle n’a pas pris le métro depuis longtemps, écrit une chroniqueuse, Catherine Deneuve ne saurait rien des mains baladeuses qui « profitent toujours (!) de la proximité forcée » et l’accuse de défendre la liberté d’importuner les frotteurs.

La lettre ne dit pas cela. Elle dit qu’il y a d’autres manières d’aborder ces événements désagréables que par la lorgnette du traumatisme à vie.

Crier à tue-tête « lâche mon cul » s’avère très efficace en l’absence d’un policier.

Trop vieille

Ailleurs, j’ai lu qu’en raison de sa fortune, de sa célébrité ou de ses 74 ans, madame Deneuve est trop déconnectée pour participer au débat. « Elle écrit cela parce qu’elle ne séduit plus. »

Une autre rappelle que les signataires, des « lobotomisées misogynes », ont plus de 60 ans.

À partir de quel âge une femme perd-elle le droit de s’exprimer ? Combien de rides rendent gaga ?

Franchouillard

Je n’endosse pas la lettre à 100 %, mais je crois aussi qu’un certain féminisme encourage la haine des hommes et qu’on tend à tout mélanger. « Une drague insistante peut mener à un viol éventuel », disait une jeune féministe à TVA. Voyons ! Un viol n’est pas un flirt qui vire mal.

Pas plus qu’un gars qui plonge son regard dans un décolleté profond ou qui siffle les filles court vêtues dans la rue ne devrait se retrouver devant le juge.

J’ai déjà travaillé pour un homme brillant, charmant, un peu flirt qui, les soirs de deadlines tardifs, massait gentiment le cou de certaines de ses employées. Sans demander la permission.

Nous adorions cela.

Aujourd’hui, nous serions marquées « collaboratrices » au fer rouge par certaines féministes.