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Leur argent sale ira au gouvernement

Deux trafiquants doivent remettre 353 000$

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Le gouvernement du Québec vient de mettre la main sur 353 000 $ en narcodollars dans les poches de deux présumés importateurs de cocaïne.

Cette contribution généreuse mais bien involontaire aux coffres de l’État provient d’Iraklis Haviaropoulos et de Matthew Fernandes, deux Québécois qui se sont fait saisir cet argent sale en mars 2016 lorsqu’ils ont été arrêtés à leurs domiciles respectifs de Brossard et de Greenfield Park, sur la Rive-Sud.

Iraklis Haviaropoulos, <i>accusé</i>
Photo courtoisie
Iraklis Haviaropoulos, accusé

Le Journal a appris que le juge Brian Riordan, de la Cour supérieure, a ordonné la confiscation définitive de cette somme au profit de la Procureure générale, le 28 décembre.

Retour du balancier

Les deux hommes brassaient des millions de dollars à l’abri du fisc dans l’importation de cocaïne, selon une enquête d’envergure internationale menée par la Drug Enforcement Administration (DEA) et à laquelle ont participé la Sûreté du Québec et plusieurs corps policiers en Amérique latine.

Fernandes, qui était en possession de plus de 285 000 $ en devises canadiennes le jour de son arrestation, n’avait déclaré aucun revenu au fisc en 2015.

Matthew Fernandes, <i>accusé</i>
Photo courtoisie
Matthew Fernandes, accusé

Son patron Haviaropoulos camouflait environ 65 000 $ en cash dans sa luxueuse demeure du quartier Dix30, soit presque autant que ses revenus déclarés en 2015. Il avait sérieusement déclaré au juge Michael Stober qu’il « n’aimait pas les banques », lors d’une vaine tentative de remise en liberté. Les deux accusés devront subir un procès dans l’État de New York pour avoir participé à l’importation d’une centaine de kilos de cocaïne.


► Haviaropoulos, 41 ans, est emprisonné à Albany en attendant d’être jugé tandis que Fernandes, 34 ans, est toujours détenu au Québec et conteste son extradition devant la Cour d’appel.