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Price et Crosby méritent leur sélection

Carey Price était le seul candidat valable pour représenter le Canadien au match des étoiles.
Photo Ben Pelosse Carey Price était le seul candidat valable pour représenter le Canadien au match des étoiles.

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Carey Price a connu un fort mauvais début de saison, mais qui d’autre que lui pouvait représenter le Canadien au match des étoiles ? Il était le seul candidat valable.

On ne peut rien lui reprocher depuis qu’il est revenu de sa mystérieuse blessure au bas du corps en novembre.

Les chiffres le disent bien : fiche victorieuse de 10-7-1, taux d’arrêts de ,930 et moyenne de 2,38 buts accordés.

Ce n’est pas de sa faute si son équipe a du mal à marquer des buts.

Crosby ne pensait pas être choisi

Je ne sais pas comment il entrevoyait ses chances de prendre part au rendez-vous des joueurs élites de la LNH, mais étonnamment, Sidney Crosby ne s’attendait pas à être choisi.

C’est ce qu’on pouvait lire dans le Pittsburgh Post-Gazette, hier matin.

Crosby disait même ne pas avoir pensé du tout à cette possibilité, expliquant qu’il n’avait pas joué à la hauteur d’un joueur étoile en première moitié de saison.

Qu’un joueur de sa trempe se retrouve au 18e rang des marqueurs de la Ligue nationale de hockey (LNH) à ce stade-ci de la saison a de quoi surprendre un peu. Mais Crosby totalise tout de même 43 points en 44 matchs.

Il aurait plutôt vu Phil Kessel représenter les Penguins. Son coéquipier occupe le 11e rang des marqueurs de la LNH avec 47 points en 44 rencontres.

Mais si le match des étoiles vous plaît, qui de Kessel ou Crosby voulez-vous voir ?

Pour revenir au Canadien, Brendan Gallagher a le mérite d’avoir été le joueur le plus constant jusqu’à présent cette saison. Mais il ne faisait pas le poids contre les attaquants retenus dans la formation Atlantique, en l’occurrence Aleksander Barkov, Jack Eichel, Nikita Kucherov, Brad Marchand, Auston Matthews et Steven Stamkos.

McDavid a-t-il raison ?

Connor McDavid souhaite que la LNH n’utilise plus les reprises vidéo dans le cas des hors-jeu. Le joueur vedette des Oilers d’Edmonton a émis cette opinion après qu’un but eût été refusé aux siens dans une défaite aux mains des Predators de Nashville, mardi soir.

Il estime que, dans bien des cas, les décisions sont une affaire de millimètres et qu’il n’y a pas d’effet en tant que tel sur le but faisant l’objet d’une contestation.

A-t-il raison ou tort ?

Les chiffres disaient, avant les matchs d’hier soir, que sur 33 contestations pour hors-jeu, les entraîneurs s’étaient vu donner raison une vingtaine de fois. C’est quand même 61 pour cent des cas.

Mais qu’est-ce que ça dit des officiels qui ont suffisamment de pression sur les épaules ?

Le jour n’est peut-être plus loin où on aura recours à un système au laser pour signaler les hors-jeu.

Qu’est-ce qui attend Seabrook ?

Le Canadien n’est pas la seule équipe de la LNH à supporter des contrats démesurés. Ajoutez les Blackhawks de Chicago à la liste.

Mardi, à Ottawa, l’entraîneur Joel Quenneville a frappé un grand coup en retranchant de sa formation le vétéran défenseur Brent Seabrook pour le match des siens contre les Sénateurs. Âgé de 32 ans, Seabrook en est à la deuxième année d’une entente de huit ans comportant une clause de non-mouvement complète applicable pour les six premières saisons.

Le montant global du contrat se chiffre à 55 millions pour une moyenne de 6,875 M$ applicable sur la masse salariale. Pour les trois premières années, Seabrook reçoit 4,5 millions en guise de prime de signature et un montant similaire en salaire, pour un total de neuf millions.

Si sa feuille de route y est pour quelque chose (il est membre des trois éditions championnes des Hawks en 2010, 2013 et 2015), son contrat risque de devenir un énorme boulet à traîner avec les années.

Seabrook pourrait toujours laisser tomber sa clause de non-échange, mais pas sûr qu’il se trouverait beaucoup d’équipes intéressées à un joueur vieillissant commandant un gros salaire.

Marc Bergevin, s’abstenir !

Bailey frappait loin

À l’annonce du décès de Bob Bailey hier, plusieurs se sont rappelé qu’il avait la fâcheuse habitude de regarder passer une troisième prise avec son bâton sur l’épaule durant les belles années des Expos au parc Jarry. Mais quand il faisait contact, la balle voyageait loin !

Lors d’un match télévisé à Radio-Canada en 1970, la deuxième année des Expos, Bailey avait frappé un circuit aux dépens de Denny Lemaster, un lanceur gaucher des Astros de Houston, au quatrième balcon de l’Astrodome situé à une hauteur de 80 pieds au-dessus du niveau du terrain.

Le tandem Guy Ferron-Jean-Pierre Roy, qui faisait les reportages des matchs des Expos à la société d’État, n’en revenait pas. L’histoire dit que Jim Wynn, un voltigeur de petite taille des Astros que l’on surnommait Toy Canon, a réussi le plus long circuit dans l’histoire de l’Astrodome avec une claque de 511 pieds.

Premier stade couvert du monde, l’Astrodome favorisait les lanceurs. Le champ extérieur avait les dimensions d’un aéroport, comme se plaisait à le dire l’ancien chroniqueur de baseball du Journal, Serge Touchette.

C’est à Montréal que Bailey a connu ses saisons les plus productives durant sa carrière de 17 ans dans les ligues majeures. En 1970, il avait totalisé 28 circuits, fait compter 86 points et conservé une moyenne au bâton de ,287, des sommets personnels alors qu’il avait été utilisé sur une base régulière..

Il était, par contre, très moyen en défense. À ses deux premières saisons avec les Expos, il avait partagé son temps entre les postes de premier but, de troisième but et de voltigeur. En 1971, il avait succédé au populaire Jose Coco Laboy au poste régulier de troisième but.

Les Expos ne gagnaient pas souvent, mais ce qu’on pouvait s’amuser au petit stade de la rue Faillon. Il y avait le gigueux dans les gradins derrière le marbre, le violoneux sur l’abri des Expos et Fernand Lapierre qui jouait une toune à l’orgue pour chaque joueur des Expos.

Dans le cas de Bailey, c’était : Bill Bailey, won’t you please come home ?

Que de souvenirs !