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Sortie idéale pour Gionta

Il sera le capitaine de l’équipe américaine aux JO

Brian Gionta défendra les couleurs des États-Unis durant le tournoi olympique de hockey
Photo AFP Brian Gionta défendra les couleurs des États-Unis durant le tournoi olympique de hockey

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Brian Gionta respirait le bonheur lors d’un entretien téléphonique avec Le Journal de Montréal. L’ancien capitaine du Canadien et des Sabres s’envolera pour la Corée du Sud dans quelques semaines avec l’espoir d’y ramener une médaille olympique.

« Je suis vraiment excité, a dit Gionta. À mon âge, la fin approche pour moi. Il s’agira d’une expérience formidable. Les Jeux olympiques ont un cachet et une symbolique particulière. »

Douze ans après les Jeux olympiques de Turin, Gionta défendra les couleurs des États-Unis pour la deuxième fois. Mais le contexte sera complètement différent. En Italie, il partageait le vestiaire de l’équipe américaine avec de grandes étoiles de la LNH à cette époque, les Mike Modano, Keith Tkachuk, Doug Weight et Chris Chelios.

À Pyeongchang, Gionta jouera avec des coéquipiers en provenance de la NCAA, de la Ligue américaine et de différentes ligues européennes. Tony Granato, l’entraîneur de l’équipe américaine, l’a désigné comme capitaine.

« Je regardais le communiqué de l’équipe américaine après le dévoilement de notre formation et je lisais quelques statistiques sur la composition de l’équipe, a mentionné l’ailier droit. Je suis encore le plus petit joueur, mais je suis aussi le plus vieux. Je représentais donc un choix logique pour être le capitaine ! Mais plus sérieusement, c’est un honneur pour moi. J’ai toujours porté le C avec fierté, que ce soit à Montréal ou à Buffalo, et maintenant pour les JO. »

L’inconnu

À moins d’un miracle, Gionta fera ses adieux au hockey compétitif à Pyeongchang.

« J’ignore ce qui m’attend après les Jeux olympiques, a-t-il répliqué. Mais je reste réaliste. J’aurai 39 ans dans quelques jours seulement (18 janvier). Si ça devait être la fin, je trouve que c’est une très belle sortie. Je n’ai jamais eu la chance de gagner une médaille aux Jeux olympiques. J’aimerais ajouter cet exploit à mon palmarès.

J’ai eu la chance de connaître une longue carrière dans la LNH, a-t-il poursuivi. Je n’aurais jamais cru jouer jusqu’à près de 40 ans, avoir un peu plus de 1000 rencontres dans la LNH et une bague de la Coupe Stanley avec les Devils (2003). »

Avec le changement de garde à Buffalo, provoqué par les arrivées de Jason Botterill comme DG et de Phil Housley comme entraîneur en chef, les Sabres n’ont pas offert un autre contrat à Gionta au cours de l’été.

« Je me doutais que je n’étais plus dans leurs plans, a souligné le joueur originaire de Rochester, dans l’État de New York. J’ai reçu des propositions d’autres équipes, mais j’ai refusé pour des raisons familiales. Je ne voulais pas trop m’éloigner de ma famille pour une seule saison. J’ai regardé quelques options et j’ai même visité des écoles dans d’autres villes, mais je trouvais ça illogique de déplacer toute ma famille pour une année seulement. Ils ont fait assez de sacrifices dans le passé. »

Inactif depuis le début de la saison, Gionta a maintenu la forme en participant aux entraînements avec les Americans de Rochester, dans la Ligue américaine. Il a aussi joué à la Coupe Deutschland en novembre.

Pas d’or depuis 1980

En Corée du Sud, Gionta et les États-Unis seront à la recherche d’un premier podium depuis les médailles d’argent en 2010 (Vancouver) et 2002 (Salt Lake City). Les Américains n’ont pas gagné l’or depuis le « miracle » de Lake Placid en 1980.

« L’or reste toujours le rêve, a dit Gionta. Mais c’est difficile de juger les équipes. On connaît moins les joueurs. Quand j’analyse la compétition, je remarque que c’est ouvert pour plusieurs pays. Il n’y a pas une équipe favorite. J’aime nos chances, il y a un bon mélange de vétérans et de jeunes. »


À Turin, les États-Unis avaient déçu avec une élimination en quarts de finale contre la Finlande.