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Allégations d’inconduite sexuelle : des profs auraient été réassignés à Concordia

L’université a lancé une enquête cette semaine concernant des allégations d’inconduite sexuelle

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L’Université Concordia a réassigné les cours de certains professeurs en attendant la fin d’une enquête sur des allégations d’inconduite sexuelle, a rapporté une association étudiante vendredi.

« Pour le moment, les cours enseignés par les professeurs nommés en ligne ont été réassignés pendant l’enquête », a écrit l’Association des étudiants du département d’anglais de l’Université Concordia (CASE) dans un communiqué diffusé vendredi.

L’Association poursuit en affirmant que les livres écrits par les membres de la faculté qui sont visés par l’enquête ont été retirés d’un présentoir de la bibliothèque Webster et qu’un tiers externe mène une enquête.

L’identité des professeurs concernés n’a pas été dévoilée.

Relations de pouvoir malsaines

Jeudi, Le Journal s’était entretenu avec trois anciens étudiants de Concordia qui corroboraient les allégations d’inconduite sexuelle pesant sur plusieurs professeurs du programme de création littéraire. Concordia a annoncé mercredi qu’elle enquêterait sur ces allégations.

« Nous rencontrons cette semaine les membres de l’effectif étudiant, du corps professoral et du personnel du programme de création littéraire », avait déclaré le recteur de Concordia, Alan Shepard.

L’institution réagissait à un essai publié sur un blogue lundi par un écrivain qui décrit les relations de pouvoir malsaines entre des étudiantes et professeurs qui avaient des relations sexuelles.

Une porte-parole de l’université a refusé de confirmer une information obtenue par la chaîne CTV comme quoi deux professeurs étaient visés par cette mesure.

« Pour des raisons de confidentialité, nous ne pouvons pas commenter des allégations spécifiques concernant notre personnel ou nos étudiants », a expliqué Mary-Jo Barr en ajoutant que l’université prenait ces questions « très au sérieux ».

La CASE n’a pas répondu aux demandes d’entrevue faites par Le Journal par le biais des réseaux sociaux.