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Le sac réutilisable doit être utilisé souvent pour battre le sac de plastique

Le sac réutilisable doit être utilisé souvent pour battre le sac de plastique
Photo Martin Chevalier

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MONTRÉAL – Les sacs réutilisables doivent être employés des dizaines de fois, voire plus de 100 fois, avant d’avoir un impact environnemental moins élevé que le sac de plastique à usage unique.

C’est notamment ce qui ressort de l’analyse du cycle de vie des sacs d’emplettes au Québec, publiée vendredi par Recyc-Québec.

Le Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG) a analysé l’impact de plusieurs types de sacs réutilisables sur quatre aspects de la biologie: la santé humaine, la qualité des écosystèmes, l’utilisation des ressources fossiles et l’abandon dans l’environnement.

Conclusion: les résultats sont variables d’un sac réutilisable à l’autre, mais dans tous les cas, les sacs doivent être utilisés souvent pour avoir une empreinte écologique moins importante que le sac de plastique à usage unique.

Par exemple, pour les sacs de polypropylène tissé (plastique durable), le consommateur doit l’utiliser plus de 73 fois pour contrecarrer les effets sur la santé humaine du sac à usage unique. Quant à la qualité des écosystèmes, le sac réutilisable doit être utilisé au moins 46 fois. Pour utiliser moins d’hydrocarbures, il doit avoir servi au moins 16 fois.

Le sac de coton est la pire option de tous les sacs réutilisables. Par exemple, il doit avoir été utilisé 702 fois pour contrecarrer l’utilisation du sac de plastique à usage unique, en ce qui a trait à la qualité des écosystèmes. Pour la santé humaine, c’est 2954 fois.

En ce qui concerne l’abandon dans l’environnement, le sac à usage unique fait parfois mieux, parfois moins bien que certains sacs de plastique réutilisable, conclut le CIRAIG.

Bannissement

Le bannissement des sacs de plastique à usage unique n’offrirait pas nécessairement d’avantages sur la santé humaine, la qualité des écosystèmes et la réduction des ressources fossiles, prévient l’étude.

«L’analyse [...] n’est pas à même de conclure définitivement sur le bien-fondé absolu du bannissement des sacs de plastique conventionnel», peut-on lire en conclusion du rapport.

Les bénéfices d’un bannissement dépendent non seulement du nombre d’utilisations des sacs réutilisables, mais aussi, de l’industrie du plastique, qui pourrait utiliser le plastique des sacs bannis à d’autres fins.

L’étude commandée par Recyc-Québec avait pour but de fournir un éclairage scientifique supplémentaire sur les impacts des sacs à usage unique et des sacs réutilisables, notamment pour guider les élus dans leurs prises de décision.