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Les maires des villes liées demandent à l'administration Plante de revoir son budget

La mairesse de Montréal, Valérie Plante
Photo Agence QMI, Dario Ayala La mairesse de Montréal, Valérie Plante

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La grogne monte contre l’administration Plante dont le budget a de nouveau été vertement critiqué vendredi par les villes liées à Montréal, alors que l’opposition considère carrément que la Ville s’est placée dans l’illégalité.

Deux jours après le dépôt du budget, les maires des 15 villes liées n’ont pas digéré la hausse moyenne de 5,3 % de leur contribution aux dépenses d’agglomération. Ils se sont réunis vendredi pour réclamer une révision d’urgence du budget qui pourrait faire grimper le compte de taxes de leurs 246 000 citoyens de 30 $ à Montréal-Est à 440 $ à Westmount.

« Nous demandons à être traités par Valérie Plante comme des partenaires et à nous asseoir ensemble pour retravailler ce budget », déclare Georges Bourelle, maire de Beaconsfield et vice-président de la Commission sur les finances et l’administration de l’agglomération.

Services

Les villes liées rappellent que près de 50 % de leurs taxes municipales sont reversées à l’agglomération afin de financer des services comme la police, les pompiers ou l’approvisionnement de l’eau.

Interrogée vendredi, la Ville de Montréal a ressorti les mêmes explications que mercredi : régimes de retraite, changement de régime pour la TVQ, nouvelles ententes syndicales, investissements dans le transport en commun, l’eau et les infrastructures. « Ce sont des services qui bénéficient à l’ensemble des villes de l’agglomération », justifie le président du comité exécutif de Montréal, Benoit Dorais.

« Nous avons plutôt l’impression de payer plus sans obtenir un meilleur service », réplique M. Bourelle.

Ce dernier espère néanmoins que Montréal modifiera son budget, comme cela avait été fait en 2006, sans quoi les maires pourraient s’adresser au ministère des Affaires municipales.

Illégal

Le ministère est interpellé par le parti d’opposition Ensemble Montréal qui estime que le Plan triennal d’immobilisation (PTI), donnant les orientations des gros projets de la Ville, aurait dû être adopté avant le 31 décembre.

« Le PTI est un outil de planification dans le processus budgétaire. C’est pour ça qu’il est pertinent de le présenter avant le budget », affirme le chef du parti, Lionel Perez, qui juge illégal ce retard de l’administration Plante.

Le cabinet de la mairesse a répondu en pointant qu’en 2010, le PTI avait été adopté le 13 janvier seulement.