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Mete a de quoi sourire

Victor Mete a savouré la conquête de la médaille d’or avec l’équipe canadienne au Championnat du monde junior.
Photo d'archives, Martin Chevalier Victor Mete a savouré la conquête de la médaille d’or avec l’équipe canadienne au Championnat du monde junior.

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Les moments de réjouissance ont été peu nombreux dans le vestiaire du Canadien depuis le début de la saison. Victor Mete est possiblement le seul qui peut se targuer d’avoir vécu de grandes émotions parmi le groupe de Claude Julien.

Une semaine après avoir aidé Équipe Canada junior à rapporter la médaille d’or au pays, le défenseur de 19 ans était de retour à Brossard vendredi après quelques jours de congé. À l’instar de ses coéquipiers du Canadien, il en a profité pour refaire le plein d’énergie et pour passer du temps en famille.

« Ça adonnait bien que la semaine de relâche de l’équipe coïncide avec la fin du tournoi. Ça m’a permis de passer du temps à la maison et de fêter Noël avec un peu de retard », a raconté le jeune homme.

Prêt à tout pour rester

Lorsque Marc Bergevin a prêté Mete à Équipe Canada junior, le 11 décembre, le défenseur ignorait ce que l’avenir lui réservait.

Allait-il revenir avec le grand club au terme de cette compétition ou allait-il être retourné chez les Knights de London pour y terminer la saison ?

« J’étais tellement excité de savoir que je revenais, a mentionné l’Ontarien, le sourire fendu jusqu’aux oreilles. Quand on m’a envoyé avec Équipe Canada junior, mon premier objectif était de remporter la médaille d’or. Le suivant était de revenir ici. »

De plus, il a été flatté d’entendre que le directeur général Marc Bergevin comptait le garder à Montréal jusqu’à la fin de la saison.

« J’imagine que c’est bon pour moi, mais il a dit ‘‘probablement’’, a rapidement rectifié le défenseur. Je dois continuer de jouer de la même manière [qu’avant son départ] pour faire en sorte qu’il me garde de façon permanente. Je suis prêt à faire ce que l’équipe exigera de moi. »

Par ailleurs, de l’aveu même de Mete, jamais il n’a été question que la direction du Canadien le rende disponible pour les Jeux olympiques en le renvoyant chez les juniors.

Une adaptation

Au-delà de la conquête proprement dite, Mete retiendra de ce tournoi le fait d’avoir pu renouer avec des coéquipiers et des adversaires qu’il a côtoyés pendant trois saisons dans la Ligue de hockey junior de l’Ontario.

Évidemment, ceux-ci en ont profité pour l’interroger sur le calibre de jeu de la LNH.

« On m’a posé plusieurs questions, a-t-il reconnu. Il y a quelques différences. Le rythme du jeu est plus lent. C’était un peu plus difficile de s’ajuster, mais après le premier match, tout était rentré dans l’ordre. »

C’est à souhaiter que l’adaptation inverse ne soit pas trop difficile.