/sports/hockey/canadien
Navigation

Plekanec conscient des rumeurs

L’attaquant pourrait être échangé dans les prochaines semaines

Capitals vs Canadiens
Photo d'archives, Martin Chevalier Tomas Plekanec disputera samedi soir un 964e match avec le Canadien.

Coup d'oeil sur cet article

Tomas Plekanec sait que son nom circulera dans des rumeurs de transaction d’ici la date limite du 26 février. Sans une remontée spectaculaire du Canadien au classement, Marc Bergevin pourrait fort bien se départir de son centre de 35 ans.

À la veille du match contre les Bruins de Boston et de retour d’une rare pause de quatre jours vendredi, Plekanec a parlé de son avenir avec le CH.

« Tu ne peux jamais prédire ce qui arrivera, a dit le centre. Mais j’en suis à la dernière année de mon contrat, je sais qu’il y aura des spéculations et des rumeurs. Ce n’est pas la première fois pour moi. Je joue à Montréal depuis assez longtemps pour comprendre cette réalité. Je ne contrôle pas ça. »

Malgré son statut de vétéran et son rôle d’adjoint au capitaine, le Tchèque ne ressent pas le besoin de cogner à la porte de son DG afin de connaître ses intentions.

« Je n’ai pas à être informé puisque je n’ai pas de clause de non-échange dans mon contrat, a-t-il répliqué. Je ne m’attends pas à recevoir des nouvelles de l’organisation. Et je n’ai pas plus parlé à Marc pour une prolongation de contrat. »

« J’aime jouer pour le Canadien, j’aime la ville, les partisans et le Centre Bell, a-t-il poursuivi. J’ai toujours porté ce chandail avec fierté. Mon but est de rester ici. Je rêverais de gagner la coupe Stanley, mais je voudrais le faire à Montréal. »

Le plateau des 1000 matchs

Avec 963 rencontres derrière la cravate ou le col roulé, Plekanec pourrait atteindre le plateau des 1000 matchs d’ici la fin de la saison. Pour obtenir ce chiffre magique avec la même équipe dans la LNH, il aura besoin de rester en santé lors de 37 des 40 derniers matchs, mais aussi de ne pas changer d’adresse.

« Ça serait spécial, a-t-il affirmé. On dit toujours que c’est juste un chiffre, mais c’est très symbolique. Je suis fier de ma carrière dans la LNH avec le Canadien. Quand j’ai été repêché en 2001, j’aurais cru à une blague si on m’avait dit que j’étais pour jouer plus de 900 matchs avec le Canadien. C’est rare qu’un joueur atteigne les 1000 matchs, c’est encore plus rare de le faire avec une seule équipe. »

Un mentor

Plekanec n’a pas la cote chez les partisans du CH depuis l’an dernier, lorsqu’il n’a récolté que 28 points (10 buts, 18 aides) en 78 rencontres. Il n’a pas des statistiques plus renversantes cette année avec 16 points (4 buts, 12 aides) en 42 matchs.

À un salaire annuel de six millions, ça fait cher le point. Bergevin a d’ailleurs subi plusieurs critiques pour lui avoir octroyé une prolongation de contrat de deux ans et 12 millions en octobre 2015.

Malgré un ralentissement sur le plan offensif, Claude Julien n’a pas perdu confiance en Plekanec. Le numéro 14 est l’un des attaquants les plus utilisés avec un temps de jeu moyen de 16 min 26 s.

« Pleky joue encore contre les meilleurs trios de l’équipe adverse et il réussit à avoir un différentiel positif (+3), a rappelé Charles Hudon. Il forme un de nos trios les plus constants depuis les dernières semaines avec Brendan Gallagher et Paul Byron. »

« Pour ma part, j’ai énormément de respect pour un joueur comme Tomas, a poursuivi le numéro 54. Il a eu une grande influence sur moi. Je lui ai posé plusieurs questions depuis le début de l’année. Il a de l’expérience et il n’hésite pas à la partager. »