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Pochettes d’albums 2017: le meilleur et le pire

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Malgré la migration des ventes d’albums vers le numérique, les artistes investissent toujours autant dans des pochettes d’albums artistiques, qui sont, comme leur musique, des œuvres d’art à part entière. Avant que ne déferlent les nouveautés de 2018, voici ce que 2017 nous a apporté de bon et de mauvais comme pochettes d’albums.

LES PLUS BELLES

La science du cœur, Pierre Lapointe

Photo d'archives

Sa passion pour l’art contemporain se reflète dans tous ses projets, et la pochette de son dernier album, La science du cœur, n’y fait pas exception. Les couleurs vives et les éléments surréalistes nous entraînent dans un univers esthétique kitsch et décalé signé Pascal Blanchet, un illustrateur renommé qui a travaillé, entre autres, pour The New Yorker.

Wonderful Wonderful, The Killers

Photo d'archives

Cette photo éclatante nous donne envie d’être sur le bord de la mer. Une bonne idée qu’a eue le groupe rock de laisser tomber son habituel logo sur la pochette. En parfaite harmonie avec le titre de l’album, la main poussant une conque vers le ciel a été immortalisée par le photographe néerlandais Anton Corbijn.

Melodrama, Lorde

Photo d'archives

Entre l’ombre et la lumière, la pochette de Melodrama, second album de Lorde, dégage l’état d’esprit dans lequel se trouvait la chanteuse il y a quatre ans, lorsque le succès est entré dans sa vie à pleine vitesse. Une photo qui « capte la jeunesse dans toute sa gloire », comme l’expliquait le peintre new-yorkais Sam McKinniss.

Everything Now, Arcade Fire

Photo d'archives

L’artiste et photographe JR est le maître d’œuvre de cette installation dans le désert de la Death Valley en Californie, qui a procuré une magnifique lumière. Pour ce 5e album en carrière, le groupe a eu l’idée originale d’offrir la pochette en plusieurs variantes, traduisant le titre « Everything Now » en différentes langues, selon les marchés.

Colors, Beck

Photo d'archives

Pour cet album pop qui s’est d’ailleurs fait reprocher d’être trop commercial et formaté, le chanteur américain a commandé une pochette vitaminée à l’artiste Jim Turrell. Des flaques de couleurs qui cachent partiellement son visage, laissant entrevoir les lèvres et son regard qui, sur l’édition vinyle, s’interchangent pour que les fans créent leur couverture sur mesure.

LES PLUS LAIDES

No Culture, Mother Mother

Photo d'archives

Mother Mother donne dans une musique pop-rock assez accessible, mais étrangement, la pochette de ce disque ne nous inspire aucune légèreté. Qu’ont-ils voulu exprimer avec cette image d’un « bébé-poupée » aux doigts tachés ? Le malaise plane et le mystère demeure entier.

Elles chantent Dassin, artistes multiples

Photo d'archives

Nous avons d’abord cru à une blague. Non, mais sérieusement, comment les producteurs de ce disque ont-ils pu penser qu’il s’agissait là d’une pochette attrayante ? Elle aurait facilement pu avoir été créée dans les années 1990, dans le cadre d’un travail scolaire.

Utopia, Björk

Photo d'archives

Nous reconnaissons la qualité de l’œuvre et le fait qu’elle s’inscrive dans une esthétique qui englobe l’ensemble du projet et sa philosophie. Malgré tout, cette pochette nous rend profondément mal à l’aise. Nos sentiments oscillent, étrangement, entre la fascination et le dégoût.

The Evol’, Shaka Ponk

Photo d'archives

Que dire de cette pochette ? Était-ce vraiment nécessaire ? Nous nous serions certainement passé de cette image d’une très jeune femme, pour ne pas dire très jeune fille, embrassant un singe. Bien que les musiciens se soient défendus en expliquant que l’image représentait une certaine réconciliation entre l’espèce humaine et la nature, nous ne sommes toujours pas convaincus.

Pinewood Smile, The Darkness

Photo d'archives

En y pensant bien, c’est probablement la taille des poils de moustache qui nous a le plus dérangés, sur cette pochette. Nous avons aussi craint que la pression créée sur l’anneau de nez ne cause une douloureuse blessure à l’homme qui arbore ce sourire plus blanc que blanc. Blague à part, nous remercions tout de même les artistes d’avoir opté pour l’image d’une bouche en santé.