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Politicienne comme les autres

Valérie Plante
Photo d'archives, Sébastien St-Jean Valérie Plante

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Le budget Plante pue l’arrogance, tant dans sa présentation que dans son contenu. C’est Denis Coderre qui, même tapi au fond de sa peine, doit se bidonner au moins un petit peu.

Quelques semaines à peine après son arrivée au pouvoir, Valérie Plante brise sa promesse et, ajoutant l’insulte à l’injure, veut faire avaler qu’elle a été mal comprise. Son complice Benoit Dorais en rajoute avec le classique « oui, mais c’est pour votre bien ».

Compromis

J’ai budgété des millions pendant ma carrière de gestionnaire de magazines. À chaque budget, un objectif de rentabilité m’était imposé. Impensable de présenter un budget déficitaire.

Augmenter les prix faisait fuir la clientèle. Réduire la qualité aussi. Il fallait réaménager les dépenses, parfois couper.

Que d’heures angoissantes passées à faire « arriver » les chiffres, au prix de compromis, de grincements de dents et parfois de larmes, et aussi de belles surprises.

Une ville n’est pas une entreprise privée, mais l’intérêt des contribuables serait mieux servi si les administrations publiques s’en inspiraient parfois. Mais à gauche, couper est un mot qui donne de l’urticaire.

Les riches

Il existe aussi à gauche une perception que les taxes municipales, parce qu’elles sont payées par les propriétaires, ne touchent que les « nantis ». Cela a-t-il joué dans le calcul politique de Projet Montréal qui a peut-être oublié que les augmentations sont refilées aux locataires ?

Même chose pour les petits commerçants déjà très malmenés à qui on avait fait miroiter des assouplissements.

Tout cela tombe sur la tête des Montréalais sans avertissement. Comme si c’était normal.

Le manque d’expérience n’explique pas tout : ça sent fort l’idéologie.

La lune de miel avec Valérie Plante n’aurait duré que quelques semaines et le ton est déjà donné : on ne peut pas lui faire confiance.