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Chanson de la ville silencieuse

<b><i>Chanson de la ville silencieuse</i></b><br>
Olivier Adam<br>
Éditions Flammarion<br>
224 pages
Photo courtoisie Chanson de la ville silencieuse
Olivier Adam
Éditions Flammarion
224 pages

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Olivier Adam inaugure l’année 2018 en beauté avec ce roman empreint de poésie et qui nous confronteà la dure réalité d’une femme ayant eu pour père un ténor de la chanson française.

Il est toujours plus difficile de résumer l’histoire d’un livre lorsque le nom de la personne qui la raconte n’est jamais dévoilé. Se désignant elle-même comme « la fille du chanteur », la nouvelle héroïne d’Olivier Adam a en effet grandi dans l’ombre d’un rocker français presque aussi célèbre que Johnny Hallyday.

Mais contrairement à ce dernier, Antoine Schaeffer a très vite refusé de vieillir sous le feu des projecteurs : peu après la sortie de son 10e disque, il a délibérément mis un terme à sa carrière pour se retirer dans une immense maison entourée de champs située non loin de Valence. Cette retraite soudaine a évidemment contribué à attiser la ­curiosité des paparazzis, personne n’ayant réussi à cerner clairement les raisons de ce départ.

Roman lyrique

C’est donc par les médias que sa fille, qui travaille aujourd’hui dans une maison d’édition parisienne, apprendra qu’il a carrément disparu de la circulation. Et même si elle n’a pas vraiment eu la chance de connaître ce père à la fois présent et constamment absent à cause des « produits » auxquels il a longtemps été accro, elle sait qu’elle doit partir à sa recherche pour pouvoir enfin se retrouver. Alors, quand elle découvrira que ses deux meilleurs amis l’ont peut-être aperçu à Lisbonne, elle s’y rendra sans tarder afin de faire le tour de tous les restos où, selon les rumeurs, Antoine Schaeffer aurait pris l’habitude de chanter et de partir en douce sans réclamer le moindre sou.

Mené de main de maître, ce roman lyrique nous permet de suivre les errances d’une femme qui, depuis sa plus tendre enfance, a hélas compris à ses dépens que la musique n’adoucissait pas systématiquement les mœurs.

Un polar inspirant

<b><i>Seules les femmes sont éternelles</i></b><br>
Frédéric Lenormand<br>
Éditions de La Martinière<br>
288 pages
Photo courtoisie
Seules les femmes sont éternelles
Frédéric Lenormand
Éditions de La Martinière
288 pages

Avec le premier volet de cette sympathique nouvelle série policière historique, l’écrivain français Frédéric Lenormand nous transporte à Paris, au début de la Grande Guerre. La plupart des jeunes ont déjà été envoyés au front et l’inspecteur de police Raymond Février, qui a pour l’instant réussi à échapper à la mobilisation, sait que son tour approche. Mais bien décidé à ne pas finir au fond d’une tranchée boueuse, il aura l’idée de faire le mort... pour renaître sous les traits de Louise Chandeleur, détective privée.

Histoire vraie

Avec l’aide d’une prostituée qu’il a souvent tirée d’affaire, Ray parviendra à se métamorphoser en femme, et son déguisement sera si convaincant qu’il ne tardera pas à être engagé par Cecily Barnett, dont l’agence a désormais grandement besoin d’un assistant d’expérience. De fait, c’est Louise qui décrochera leur premier gros contrat : découvrir qui fait chanter la riche baronne Schlésinger. Car depuis que son fils se bat à Verdun, la vie de ce dernier ne tient vraiment qu’à un fil : quelqu’un menace sérieusement de l’éliminer si la baronne persistait à ne pas vouloir payer la somme exigée.

Un polar plein d’humour et de rebondissements qui s’inspire d’une histoire vraie.

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Trevanian, Éditions Gallmeister, 272 pages
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Trevanian, Éditions Gallmeister, 272 pages

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Nicholas Stargardt, Éditions Vuibert, 
800 pages
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Édouard Launet, Éditions du Seuil, 224 pages

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Brontë Aurell, Éditions Gründ, 224 pages
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