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Histoires de survivants

Le metteur en scène Alexandre Fecteau les raconte dans la pièce documentaire Hôtel-Dieu

Hôtel-Dieu s’intéresse aux parcours d’individus, comme ceux de Jasmin Hains et de Guillaume Pepin, qui ont survécu à des épreuves de vie difficiles.
Photo courtoisie Daniel Ross et Nicola-Frank Vachon Hôtel-Dieu s’intéresse aux parcours d’individus, comme ceux de Jasmin Hains et de Guillaume Pepin, qui ont survécu à des épreuves de vie difficiles.

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La maladie, la souffrance et la mort sont des réalités inévitables. Alexandre Fecteau a décidé, avec Hôtel-Dieu, d’aborder ces questions par l’entremise de survivants qui ont réussi à trouver la lumière après avoir traversé des moments difficiles.

Une infirmière qui côtoie la mort au quotidien, une danseuse et chorégraphe qui affronte la sclérose en plaques, une jeune Colombienne qui a survécu à une maladie du sang rare et des personnes qui ont vécu des deuils douloureux.

À l’affiche à partir de mardi, au Théâtre Les Gros Becs, Hôtel-Dieu met en vedette des individus qui ont côtoyé la souffrance, la maladie et le deuil et qui ont survécu à ces épreuves de vie.

Les origines de cette pièce documentaire remontent à 2010. Une série de discussions entre Alexandre Fecteau et une amie, Jacynthe Drapeau, qui était en début de carrière à l’unité des soins palliatifs de l’Hôtel-Dieu de Québec, a lancé le projet.

L’auteur et metteur en scène Alexandre Fecteau a eu l’idée de ce spectacle après une série de conversations avec une infirmière en poste dans une unité de soins palliatifs.
Photo courtoisie Daniel Ross et Nicola-Frank Vachon
L’auteur et metteur en scène Alexandre Fecteau a eu l’idée de ce spectacle après une série de conversations avec une infirmière en poste dans une unité de soins palliatifs.

 

« Questions fondamentales »

« On avait beaucoup de discussions sur la souffrance, comment on meurt, de quelle façon les gens sont soignés, et je trouvais ça fascinant. C’est étonnant de voir comment on parle très peu de ces choses inévitables de la vie. Ce sont des questions fondamentales et il y avait un spectacle à faire avec ça », a raconté, lors d’un entretien, l’auteur et metteur en scène.

Hôtel-Dieu s’est construit à travers des entrevues individuelles réalisées avec ces gens, deux laboratoires présentés en 2012 et 2016, en marge du Carrefour international de théâtre, et en salle de répétition.

Jacynthe Drapeau côtoie la mort au quotidien à l’Unité de soins palliatifs de l’Hôtel-Dieu de Québec.
Photo courtoisie Daniel Ross et Nicola-Frank Vachon
Jacynthe Drapeau côtoie la mort au quotidien à l’Unité de soins palliatifs de l’Hôtel-Dieu de Québec.

 

Survivre à la souffrance

La distribution, précise Alexandre Fecteau, est constituée d’individus qui ne sont pas des comédiens professionnels, mais qui, pour la plupart, ont un lien avec les arts de la scène. Des gens, précise-t-il, qui sont des experts par rapport à leur vécu.

« Je n’ai pas lancé d’appel à tous. Je trouvais ça un peu indélicat. J’ai juste à regarder un peu autour de moi et j’ai identifié des gens qui avaient des histoires de deuil et de souffrance », a-t-il indiqué.

La pièce se déroule en trois volets. Un premier qui aborde la souffrance, un deuxième sur le deuil et un dernier qui s’intéresse aux rituels qui ont permis à ces gens de guérir, de survivre et d’aller mieux.

Dans la partie finale, la forme change et des spectateurs seront intégrés à la création.

« Hôtel-Dieu est, à quelque part, un spectacle sur les survivants. Sur des gens qui ont réussi à passer de l’autre côté de la souffrance et du deuil et qui se sont remis de ces épreuves. Il est possible de se remettre de ses épreuves », a précisé Alexandre Fecteau.


Hôtel-Dieu est présenté du mardi au samedi, du 16 janvier au 3 février, au Théâtre Les Gros Becs.