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Pour ou contre This is Us ?

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Ça y est : This is Us débarque en français au Québec ce week-end. Son titre traduit ? Notre vie. Véritable phénomène télévisuel, cette série est encensée de tous bords tous côtés depuis son entrée en ondes aux États-Unis en septembre 2016. Mais comme tout bon succès retentissant, le feuilleton de Dan Fogelman (scénariste des films d’animation Cars et Raiponce) a également des détracteurs. Voyons voir ce qu’on peut aimer – et abhorrer – de This is Us.

En d’autres termes, voici notre avis sur Notre vie.

Les rebondissements

Jack (Milo Ventimiglia) et Rebecca (Mandy Moore)
Photo courtoisie
Jack (Milo Ventimiglia) et Rebecca (Mandy Moore)

 

Pour

Si vous ignorez tout des intrigues qui composent cette série, vous allez tomber en bas de votre chaise en regardant le premier épisode. Merveilleusement bien construit, il prend fin en point d’exclamation. L’ultime rebondissement, qui survient quelques secondes avant l’apparition du générique de clôture, vous donnera envie de regarder la suite et même de réécouter l’épisode au grand complet pour collecter les indices qui vous auraient permis de trouver la clé avant qu’elle ne soit dévoilée.

Contre

Oui, la finale du premier épisode est réussie. L’effet de surprise est tel qu’au cours des épisodes suivants, les ­nouveaux rebondissements vous paraîtront bien pâles à côté. Et plus la première saison progressera, plus certains punchs vous sembleront forcés (pour ne pas dire cheap). Chose certaine, ils vous feront jaser. C’est du moins ce qu’on remarque aux États-Unis. Chaque nouvel épisode enflamme les réseaux sociaux.

L’émotion

Kevin (Justin Hartley)
Photo courtoisie
Kevin (Justin Hartley)

 

Kate (Chrissy Metz)
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Kate (Chrissy Metz)

 

Pour

Drame familial rempli de bons sentiments, This is Us doit probablement avoir fait grimper les actions de Kleenex à la bourse. Faites un sondage autour de vous auprès de ceux qui regardent la série en anglais et vous verrez : au moins 8 personnes sur 10 avoueront verser une larme à chaque épisode. À chaque épisode ! Comme quoi, pas toujours besoin de dragons cracheurs de feu, de président machiavélique ou d’accident de moto pour faire vibrer le public.

Contre

Sortez les violons ! La propension de This is Us à toujours vouloir nous arracher une larme lassera rapidement certains téléspectateurs. Mais attention ! On vous accusera d’avoir un cœur de pierre si vous avouez être indifférent au sort de Jack, Rebecca, Randall, Kate et Kevin. En ajoutant This is Us à sa grille horaire en septembre 2016, NBC cherchait clairement quelque chose pour remplacer l’excellent Parenthood (Le clan Braverman), une autre série 100 % familiale qui s’est étirée de 2010 à 2015.

Les personnages

Beth (Susan Kelechi Watson) et Randall (Sterling K. Brown)
Photo courtoisie
Beth (Susan Kelechi Watson) et Randall (Sterling K. Brown)

 

Pour

Quand on parle de diversité en télévision, This is Us s’illustre en suivant les traces de Grey’s Anatomy. On parle non seulement de diversité ethnique, mais de diversité corporelle, chose qu’on voit rarement aux heures de grande écoute aux États-Unis... exception faite des émissions de perte drastique de poids. Le combat contre l’embonpoint de Kate (Chrissy Metz) a touché une corde sensible chez nos voisins du Sud. Quant au personnage de Randall, il permet à Sterling K. Brown de rafler tous les trophées (Emmy, Golden Globe) d’interprétation.

Contre

De toutes les histoires avec lesquelles jonglent les scénaristes de This is Us, seule celle de Jack (Milo ­Ventimiglia) et Rebecca (Mandy Moore) nous interpelle. Le quatrième épisode (La piscine) figure assurément parmi les ­meilleures heures de télévision que nous avons vues en 2015. Quant au reste des ­protagonistes, on n’y croit pas. Et nous aimons beaucoup Mandy Moore, mais pourquoi n’a-t-on pas engagé une actrice plus âgée pour jouer Rebecca chaque fois qu’on fait des bonds de 30 ou 40 ans en avant ? Chaque fois que Moore apparaît à l’écran en grand-maman, tout ce qu’on voit, c’est le travail plus ou moins convaincant des maquilleurs pour rider sa peau.


ICI Radio-Canada Télé présente Notre vie dès ce soir, 21 h.