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Quatre heures dans un avion coincé dans la neige

De nombreux vols ont été retardés et annulés à cause de la tempête

Lorsque Stéphane Landry a finalement pris son second vol, vers 16 h samedi, une épaisse couche de neige recouvrait toujours cette piste de l’aéroport Montréal-Trudeau, comme le montre cette photo prise à bord de l’avion par le passager.
Photo courtoisie Lorsque Stéphane Landry a finalement pris son second vol, vers 16 h samedi, une épaisse couche de neige recouvrait toujours cette piste de l’aéroport Montréal-Trudeau, comme le montre cette photo prise à bord de l’avion par le passager.

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Des passagers d’Air Canada auraient attendu quatre heures dans un avion enlisé dans la neige sur la piste de l’aéroport, samedi, avant de voir leur vol annulé.

« Je peux comprendre qu’avec la tempête ce soit une situation exceptionnelle. Mais ne pas savoir ce qui se passe pendant des heures, c’est vraiment frustrant », a déploré Stéphane Landry.

Les 36 centimètres de neige qui sont tombés sur la métropole samedi ont provoqué l’annulation de 41 arrivées et de 45 départs à l’aéroport Montréal-Trudeau. Pas moins de 84 arrivées et 82 départs ont aussi été retardés, sur un total d’environ 300 vols.

M. Landry devait s’envoler pour Toronto à 5 h 30 le matin sur un vol d’Air Canada. Il devait ensuite prendre un avion pour San Diego, en Californie, afin d’y passer une semaine de vacances.

L’homme de 35 ans s’est présenté à l’aéroport vers 3 h. Deux heures plus tard, l’avion à bord duquel il se trouvait a commencé à avancer sur la piste comme s’il allait décoller, raconte M. Landry.

« Mais on s’est soudainement arrêté en plein milieu de la voie, et on est restés là pendant quatre heures, indique-t-il. Tout ce temps-là, on ne s’est fait offrir que des verres d’eau et un paquet de biscuits soda. »

Stéphane Landry, Passager
Photo courtoisie
Stéphane Landry, Passager

 

Frustré

« Un moment donné, il commençait à faire vraiment froid, ajoute-t-il. Les agents de bord mettaient leur manteau d’hiver. »

Le pilote aurait d’abord informé les passagers que le dégivrage de l’avion prenait plus de temps que prévu, avant de finalement annoncer que l’appareil était coincé dans la neige.

« On entendait les réacteurs de l’avion forcer, mais on ne bougeait pas. Il a fallu se faire remorquer », relate Stéphane Landry.

De retour à l’aéroport, les passagers ont appris que leur vol était annulé. Selon M. Landry, seuls quatre employés d’Air Canada étaient disponibles pour aider près de 200 personnes à se trouver un nouveau vol. « Tout le monde était frustré », dit-il.

Ce n’est que vers 16 h, soit plus de 12 heures après son arrivée à l’aéroport, que le Montréalais est parvenu à embarquer sur un avion se rendant à Vancouver, d’où il s’est envolé vers les États-Unis.

Enlisements

Stéphanie Lepage, porte-parole d’Aéroports de Montréal, a confirmé au Journal que plusieurs avions ont dû être remorqués samedi. « C’est un peu comme dans les rues, a-t-elle souligné. Il y avait autant de neige, alors ça provoque des enlisements. »

Elle a aussi expliqué que les équipages procèdent parfois à l’embarquement des passagers en pensant pouvoir décoller, et ne réalisent que plus tard que les conditions ne le permettent pas.

De son côté, Air Canada s’est contentée d’indiquer par courriel que « les opérations de toutes les compagnies aériennes ont subi les conséquences de cette tempête ».