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Tout quitter pour exploiter une auberge

Nancy Desjardins et de Michel Dionne
Photo courtoisie, Marie-Pierre Tremblay Ce nouveau projet permet au couple de se retrouver, puisqu’ils travaillent désormais sous le même toit. « On se voit plus qu’avant et on peut passer beaucoup de temps ensemble. Ce gîte est vraiment un beau cadeau de la vie », se réjouit Nancy.

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La retraite – et même la préretraite ! – était bien loin de faire partie des plans à court terme de Nancy Desjardins et de Michel Dionne. Pourtant, les voici aujourd’hui propriétaires de la coquette auberge Pimbina, à Mont-Tremblant dans les Laurentides.

À 48 ans, Nancy Desjardins était chef des comptes à payer chez VIA Rail et supervisait une équipe de 25 personnes. Une belle carrière à laquelle elle se consacrait entièrement, ainsi qu’à ses deux filles et son conjoint Michel. Ce dernier, âgé de 52 ans, menait sa propre entreprise en informatique, Azuris, et ne comptait pas non plus ses heures de travail. Mais plusieurs événements les ont poussés à effectuer un changement de vie radical.

Une occasion en or

Tout d’abord, leurs deux filles âgées de 19 et 21 ans ont quitté le nid familial. Leur grande maison de Saint-Lambert étant désormais trop vaste pour Nancy et Michel, ils ont décidé de la vendre pour s’installer dans une propriété plus éloignée de la ville. Mais ce n’est pas tout. « Nous nous sentions épuisés psychologiquement... Au cours des dernières années, nous avons perdu des proches, notamment mon frère Paul qui est décédé d’un cancer. Cela nous a incités à nous poser beaucoup de questions et nous avions aussi besoin de reprendre notre souffle », explique Nancy.

Ils sont ensemble depuis 25 ans. Ils se sont mariés après 16 ans de vie en couple.
Photo courtoisie
Ils sont ensemble depuis 25 ans. Ils se sont mariés après 16 ans de vie en couple.

L’occasion de changer de vie se présente tout à fait par hasard au printemps dernier, au cours d’un séjour à l’auberge Pimbina, un couette et café qu’ils apprécient particulièrement et qu’ils fréquentent depuis des années. « Les propriétaires nous ont dit qu’ils avaient l’intention de vendre pour prendre leur retraite. On s’est dit : pourquoi pas ? On a beaucoup réfléchi, passé trois nuits blanches, fait nos calculs, et on s’est lancé ! Depuis, nous n’avons jamais regretté notre décision », relate Nancy.

Un nouveau départ

En juin dernier, Nancy donnait sa démission à VIA Rail, une décision « déchirante » dit-elle, car elle adorait son travail et son employeur. « J’ai quitté un emploi dans les six chiffres avec sécurité d’emploi et fonds de pension en sachant très bien qu’on allait devoir réduire nos dépenses de voyages et de voitures ». De son côté, Michel peut continuer à œuvrer comme consultant depuis son domicile, même s’il y consacre beaucoup moins d’heures qu’auparavant.

Son expérience en finance chez VIA Rail lui permet aujourd’hui de bien gérer les investissements dans l’auberge.
Photo Ben Pelosse
Son expérience en finance chez VIA Rail lui permet aujourd’hui de bien gérer les investissements dans l’auberge.

Le couple a entièrement rénové et rafraîchi l’auberge, lui donnant un coup de neuf, mais aussi un cachet bien spécial. « Nous avons beaucoup voyagé et nous savons ce que nous voulons retrouver dans un hébergement. C’est dans cet esprit que nous avons effectué les changements », mentionne Nancy, qui ajoute qu’elle privilégie aussi les produits locaux, par exemple du café torréfié à Saint-Jovite­­­.

Débordante d’énergie, elle ne ménage pas ses efforts pour offrir aux clients de l’auberge un séjour de rêve. « J’adore cuisiner et nous avons toujours beaucoup reçu chez nous. Il y avait constamment du monde à la maison, nous avions même refait la salle à manger de façon à mieux recevoir », se souvient-elle. Sa longue expérience professionnelle lui est aussi très utile dans l’administration de la Pimbina, ainsi que dans l’organisation d’événements spéciaux à l’auberge (entreprises, fins de semaine de couple ou de filles, mariages intimes, etc.).

Ce qu’ils ont fait pour se payer leur retraite

  • Leur maison de Saint-Lambert ayant pris beaucoup de valeur au fil du temps, sa vente leur a procuré un bon pécule qu’ils ont pu investir dans l’achat de l’auberge.
  • Nancy et Michel ont mis de l’argent de côté dans des REER et des placements tout au long de leur vie active.
  • Ils n’ont toutefois pas eu besoin de décaisser ces montants, leur situation financière étant très favorable, ils ont facilement obtenu un prêt hypothécaire auprès de leur institution financière pour acquérir l’auberge.

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