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Les étudiants veulent laisser la possession aux majeurs

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La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) estime pour sa part que les étudiants majeurs devraient avoir le droit de posséder du cannabis dans les cégeps, tout comme ils peuvent le faire avec la cigarette.

« Je n’ai pas de malaise à ce qu’on reste dans les termes de la Loi sur le cannabis. Celle-ci dit qu’un majeur peut posséder une certaine quantité de marijuana sur le domaine public [tout comme] un majeur peut posséder du tabac en vertu de la Loi sur le tabac », mentionne Jason St-Amour, président de la FECQ, ajoutant que la position finale reste à définir avec ses membres.

Cet avis est contraire à celui adopté par la Fédération des cégeps, représentant ses établissements d’enseignement, qui réclame quant à elle l’interdiction complète de posséder du pot pour tous les étudiants, peu importe leur âge, entre les murs de l’école.

« C’est comme pour le tabac, on n’interdit pas sur les lieux d’enseignement que les majeurs détiennent du tabac parce que les mineurs n’ont pas le droit et que c’est difficile de faire la gestion », ajoute M. St-Amour.

Pas près des écoles

La FECQ est cependant dans la lignée de la Fédération des cégeps et souhaite aussi que les points de vente de cannabis soient interdits à proximité des écoles, des cégeps et des universités. La FECQ, qui représente plus de 68 000 étudiants, croit également que la consommation de marijuana ne doit pas se faire entre les murs des cégeps, tout comme le tabac ou l’alcool.

D’ailleurs, un sondage mené par l’association des étudiants du cégep Gérald-Godin, dans l’ouest de l’île de Montréal, rapporte que pour la majorité des étudiants, le cégep n’est pas un lieu indiqué pour consommer du cannabis.

Le Journal a tenté de joindre d’autres associations étudiantes de la région de Montréal, mais comme la rentrée des classes n’est que lundi prochain, il n’a pas été possible de leur parler.

— Avec la collaboration d’Hugo Duchaine