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Terrebonne : Un bébé décède en attendant l’ambulance 22 minutes

Terrebonne : Un bébé décède en attendant l’ambulance 22 minutes
Photo Agence QMI

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Le décès d’un bébé de 11 mois après que l'ambulance eut mis 22 minutes à se rendre sur les lieux de l'appel, vendredi à Terrebonne, ravive la frustration des ambulanciers paramédicaux qui se sentent impuissants devant le manque d’effectifs.

« Nos paramédics sont choqués et outrés. Ça fait deux fois en six mois qu’on ne peut pas répondre dans des délais raisonnables, dénonce Yan Bonhomme, président du syndicat SPLL-CSN. Il y a vraiment un problème. »

Lors de l’appel au 911 à 13 h 28, quatre ambulances étaient en service, mais elles étaient toutes occupées et ne pouvaient prendre en charge le bambin en arrêt cardio-respiratoire.

« On ne peut pas non plus lâcher les patients qu’on a déjà », ajoute M. Bonhomme.

22 minutes

Des policiers de Terrebonne, qui sont également premiers répondants, sont arrivés sur les lieux en 4 minutes. Ils ont amorcé les manœuvres de réanimation, en vain.

Une ambulance en provenance de Repentigny a finalement pu intervenir à la résidence du secteur La Plaine, 22 minutes plus tard, le double du temps de réponse acceptable.

« C’est complètement inacceptable et c’est préoccupant. Je n’ai aucune idée de ce que ça va prendre de plus pour que le ministre intervienne », affirme Stéphane Maillet, directeur des opérations pour les Services préhospitaliers Laurentides-Lanaudière (SPLL).

Deuxième fois

Il s’agit d’un deuxième décès en six mois à Terrebonne alors qu’une ambulance met plus de 20 minutes à se rendre sur les lieux d'un appel. En août, c’est un adolescent de 16 ans en arrêt cardio-respiratoire qui a perdu la vie en attendant pendant 24 minutes.

Stéphane Maillet souligne que des demandes répétées ont été faites au ministère pour ajouter des ressources, mais sans succès.

« Il n’y a eu aucun ajout d’ambulance depuis 2010 alors que la population et le nombre d’appels sont en augmentation constante », rappelle Yan Bonhomme.

Depuis 2012, le nombre de demandes pour des ambulances est en hausse de 17 %.

Selon Yan Bonhomme, il n’y avait d’ailleurs aucune ambulance libre à 9 h le 24 décembre. La même chose s’est produite le 2 janvier à 10 h 30.