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Inondations dans Duberger-Les Saules: au tour de la «pelle-grenouille» de se mettre au travail

Ce mardi, les travailleurs abattent des arbres pour que l'on puisse amener la machinerie lourde plus près de la rivière, afin de travailler en aval du barrage.
Photo Jean-François Desgagnés Ce mardi, les travailleurs abattent des arbres pour que l'on puisse amener la machinerie lourde plus près de la rivière, afin de travailler en aval du barrage.

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Après avoir stabilisé le niveau de l’eau et préparé le terrain mardi, les responsables de la sécurité civile de Québec, armés de la très attendue «pelle-grenouille», s’attaqueront mercredi à l’embâcle qui cause les inondations dans Duberger-Les Saules.

Arrivée de Montréal, la pelle-grenouille permettra aux équipes en place de retirer d’importants morceaux de glace qui ont provoqué le débordement de la rivière Saint-Charles.

Ce mardi, les travailleurs abattent des arbres pour que l'on puisse amener la machinerie lourde plus près de la rivière, afin de travailler en aval du barrage.
Photo Jean-François Desgagnés

«Les blocs sont plutôt debout et reposent dans le fond. On va déplacer ces blocs-là un par un et les placer sur la berge et sur l’embâcle. On veut créer un chenal. Ce qui va glisser, on va le récupérer au pont ou plus bas avec d’autres pelles», explique le coordonnateur à la Sécurité publique de la ville de Québec, Michel Therrien

Selon ses estimations, les travailleurs ont pu retirer mardi une trentaine de pieds de glace, sur un embâcle total d’environ 400 pieds de long. Il reste donc beaucoup de travail pour la pelle amphibie. «On est dans l’inconnu pour la durée de l’opération. On va y aller de façon prudente. L’évaluation sommaire est d’un 24 heures de travail, mais si ça en prend 48, on va le prendre», assure M. Therrien.

Ce mardi, les travailleurs abattent des arbres pour que l'on puisse amener la machinerie lourde plus près de la rivière, afin de travailler en aval du barrage.
Photo Jean-François Desgagnés

Niveau stable

Depuis mardi, le débit et le niveau de l’eau de la rivière Saint-Charles sont demeurés stables, ce qui donne un bon coup de pouce aux équipes d’urgence déployées sur place.

«Les travaux de stabilisation d’hier [lundi] et [les travaux] pour faire un chemin, au cas où l’on perdrait la débâcle, se sont très bien déroulés. Nous sommes très satisfaits du résultat», fait savoir M. Therrien.

Le coordonnateur des travaux estime également que la situation pourra se maintenir au cours des prochains jours. «Au niveau des vannes du lac Saint-Charles, ce qui aurait pu représenter un apport d’eau important, tout va bien. L’apport d’eau demeure semblable à un apport hivernal et c’est une bonne nouvelle pour nous. [..] On peut les tenir fermées pour un bon 24 heures sans problème», a souligné Michel Therrien, qui s’affaire à la tâche depuis le coup d’eau de samedi.

Ce mardi, les travailleurs abattent des arbres pour que l'on puisse amener la machinerie lourde plus près de la rivière, afin de travailler en aval du barrage.
Photo Jean-François Desgagnés

Météo enfin collaborative

Quant à la collaboration de Dame nature, M. Therrien a bon espoir de finalement l’obtenir au cours des prochains jours. Même si un redoux est prévu et quelques millimètres de pluie sont attendus, l’expert considère avoir sous la main des conditions gagnantes pour redresser la situation.

«On annonce des quantités minimes de pluie et un rehaussement de la température, mais ça ne devrait pas nous affecter énormément», croit l’expert, précisant que le travail prévu pour la pelle-grenouille demeure critique. «C’est important de faire un travail au niveau de l’embâcle pour éviter que les coups d’eau supplémentaires causent la même chose.»

  — Avec la collaboration de Catherine Bouchard