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Le syndicat des ambulanciers appelle à la bonne foi des patrons

La FPHQ accuse la partie patronale de mentir en affirmant avoir les mains liées

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La Fédération des employés du préhospitalier du Québec (FPHQ) en a assez «qu’on ne lui dise pas la vérité» dans ses négociations avec les entreprises ambulancières et invite la partie patronale à négocier de bonne foi pour régler une fois pour toutes le conflit.

Le syndicat qui représente plus de 1500 travailleurs du secteur préhospitalier en a assez de voir ce dossier traîner depuis la fin du contrat de travail en 2015. Pris entre le ministre de la Santé Gaétan Barrette qui affirme que les deux parties ont tout en main pour négocier et l’employeur qui affirme avoir les mains liées, le syndicat souhaite avoir l’heure juste.

«Ce qu’on a eu jusqu’à maintenant comme discussion a toujours été une fin de non-recevoir. On nous dit n’avoir aucune marge de manœuvre, mais le ministre dit que l’employeur peut faire ce qu’il veut à l’intérieur d’une certaine enveloppe. Quelqu’un quelque part n’est pas de bonne foi et ne dit pas la vérité», déplore le président de la FPHQ, Daniel Chouinard, qui déplore ce manque de flexibilité de la partie patronale.

Discussions salariales

Sachant très bien que la Corporation des services ambulanciers du Québec (CSAQ) accroche sur l’aspect salarial des négociations, le syndicat se dit prêt à moduler les hausses différemment. Après plusieurs mois de cul-de-sac, son président appelle aujourd’hui à la créativité.

«On est prêt à bouger les pourcentages, à les canner autrement pour donner plus de marge de manœuvre aux employeurs à la fin du contrat de service, au moment de la renégociation du contrat de service avec le gouvernement», souligne M. Chouinard.

Pour le reste des éléments de négociations, le syndicat affirme être sur la bonne voie et espère donc un règlement rapide. «Au niveau normatif, il ne reste que quelques virgules à attacher. Ça a très bien été. Le litige tourne autour du monétaire.»

Moyens de pression

Daniel Chouinard souligne que l’implication prochaine d’une médiatrice au dossier pourrait favoriser le rapprochement des deux parties. Prêt «à donner une chance à la négociation», le président prévient toutefois que son syndicat accentuera les moyens de pression si l’employeur ne collabore pas davantage.

«Si on continue à se buter à une fermeture, il va falloir faire quelque chose. [...] On n’entrera pas dans le brasse-camarade et la destruction de biens. Il y aura peut-être quelques manifestations pour rappeler aux citoyens que nous sommes toujours en conflit», indique Daniel Chouinard.

Des mesures n’ayant pas d’impacts sur les patients directement pourraient également être mises en place, comme la reprise des «priorités 8». «On envisage de recommencer à les faire parce que ça augmenterait le nombre d’appel et de factures à retracer pour qu’ils puissent se faire payer», suggère le président, rappelant qu’aucune facture n’est actuellement remplie par ses membres en guise de moyen de pression.