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La Corporation des services ambulanciers se dit prête à discuter

L’employeur nie être de mauvaise foi dans ses négociations avec la FPHQ

CSAQ
Photo Simon Clark Le porte-parole de la Corporation des services ambulanciers du Québec, Richard Thibault

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La Corporation des services ambulanciers du Québec répond à la FPHQ qui l’accusait de mauvaise foi dans les négociations du contrat de travail des ambulanciers en invitant le syndicat à la table «dès qu’il sera disponible».

La CSAQ a réagi rapidement à la sortie de la Fédération des employés du préhospitalier du Québec, qui l’accusait mercredi «de ne pas être de bonne foi et de ne pas dire la vérité» dans les négociations.

En assurant que des dates de négociations ont été présentées à la partie syndicale dernièrement, le porte-parole de la partie patronale Richard Thibault estime que son organisation s’est montrée bonne joueuse dans la négociation. D’autant plus que des ententes avec d’autres syndicats ambulanciers ont été signées tout juste avant les fêtes.

«Toutefois, contrairement aux autres syndicats, la Fédération n’était pas vraiment disponible en décembre. Aussi, les négociations ont été reportées au 18 janvier, et elles viennent d’être encore repoussées», indique M. Thibault en parlant d’une séance de discussion prévue avec une médiatrice.

Conscient des tensions passées avec le syndicat, le porte-parole de la corporation est d’avis qu’un retour rapide aux négociations est envisageable. «La conciliatrice au dossier cherche encore avec nous des dates où la FPHQ sera prochainement disponible pour procéder aux négociations et ainsi mettre un terme le plus rapidement possible au plus long conflit de l’histoire de l’industrie ambulancière au Québec», explique Richard Thibault.

La FPHQ sceptique

Dans une sortie virulente mercredi, le président de la FPHQ Daniel Chouinard avait sommé la partie patronale de revenir à la table de négociations de bonne foi. Il accuse la corporation de ne pas tout dire dans les discussions. «On nous dit n’avoir aucune marge de manœuvre, mais le ministre dit que l’employeur peut faire ce qu’il veut à l’intérieur d’une certaine enveloppe. Quelqu’un quelque part n’est pas de bonne foi et ne dit pas la vérité», affirmait le président.

La prochaine étape dans ce dossier est une rencontre entre les deux parties et une conciliatrice. La date demeure toujours à déterminer.