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La Sépaq se revampe et s’ajuste

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photo courtoisie Sur ce cliché, on voit le PDG de la Sépaq, John MacKay, lors d’un voyage de pêche au lac des Uries dans la réserve des Laurentides. Ce dernier présente un plan d’affaires pour assurer une prospérité à cette société d’État.

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Malgré une fréquentation record de 7,2 millions de jours-visites, la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) corrige son tir pour encore mieux répondre aux besoins en constante évolution de sa clientèle.

Comme de nombreux lecteurs dans la quarantaine et plus, lorsque j’étais tout jeune et que je faisais des bêtises, mes parents me disaient « si tu n’arrêtes pas, tu vas aller dans ta chambre ». Cet avertissement nous glaçait alors le sang, car le cas échéant, nous étions coupés de notre petit univers, dehors, en nature, où l’on retrouvait tout ce qui nous animait et nous amusait.

Réalités modernes

Il est vraiment navrant de constater qu’aujourd’hui, les gens de tous âges sont rendus beaucoup plus casaniers et que 80 % de la population vit maintenant en milieu urbain. Une statistique de Santé Canada démontre même que les citoyens de notre pays passent plus de 90 % de leur temps à l’intérieur. Ce qui est drôlement alarmant, c’est qu’un ouvrage intitulé Last Child in the Woods dénote clairement que l’ensemble des citoyens, mais plus spécifiquement les jeunes, font face à un déficit nature.

Organisme dédié

Cette grosse entreprise gouvernementale, qu’est la Sépaq, gère un réseau de 48 établissements de plein air composé de 15 réserves fauniques, de la pourvoirie Sépaq Anticosti, de 23 parcs nationaux, d’un parc marin ainsi que de huit établissements touristiques majeurs comme le Parc de la Chute-Montmorency et l’Aquarium du Québec.

La Société des établissements de plein air du Québec met à la disposition des adeptes 7200 sites de camping, 729 chalets, 545 hébergements en prêt-à-camper, 185 camps rustiques ou refuges, 266 sentiers de courte randonnée, 24 centres de découverte et de services et plus de 13 000 lacs. Près de 3 000 personnes y travaillent et 9275 autres emplois en découlent.

Constats

Certaines études ont démontré, à regret, que la clientèle qui visite les auberges de la forêt de toutes sortes a vieilli et que si les principaux intéressés ne modifiaient pas leurs approches pour rejoindre les plus jeunes, leur entreprise en souffrirait à long terme.

Il y a heureusement des signes encourageants provenant d’un sondage CROP de 2017 qui indiquait que 82 % des Canadiens désirent une connexion plus intense avec mère Nature.

Virages

Au cours des trois dernières années, la direction de la Sépaq a mis de l’avant un plan et des stratégies pour attirer les enthousiastes et pour faciliter l’accessibilité. Plusieurs actions concrètes ont d’ailleurs été développées pour répondre aux besoins des petites familles et des plus jeunes.

Rencontré à Montréal, le PDG de la Sépaq, John MacKay, nous informait de leurs nouvelles orientations :

« Nous nous donnons comme mission de permettre un contact accru avec la nature et tout particulièrement avec les jeunes et les familles. Nous souhaitons accroître la fréquentation de 35 % au cours des cinq prochaines années et augmenter, de façon significative, le nombre de nouveaux pêcheurs et de chasseurs. »

Parmi les démarches qui seront entreprises, il y aura des ajouts de matériel et d’accessoires pour taquiner les poissons, des prêts d’équipements, de nouvelles implantations et le maintien de gratuités pour la jeune relève, des moyens pour faciliter l’accès l’hiver en ce qui a trait à certaines activités, etc. L’équipe de marketing travaille même à développer un système de fidélisation pour les habitués sous forme de points ou de carte.

M. MacKay tient également à réduire l’empreinte environnementale de son organisation. Il allouera donc des budgets additionnels pour installer encore plus de panneaux solaires afin de limiter la consommation d’énergies fossiles.

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Après 33 ans d’existence, les anciens symboles visuels de la Sépaq disparaissent et font place à un nouveau logo qui unifie le réseau et reflète bien leur mission.
Photo courtoisie
Après 33 ans d’existence, les anciens symboles visuels de la Sépaq disparaissent et font place à un nouveau logo qui unifie le réseau et reflète bien leur mission.

 

Auparavant, les 48 établissements de plein air étaient regroupés sous différents logos, tels que Parcs Québec, des réserves fauniques, des centres touristiques, etc. Afin de favoriser une identification unique et pour bien démontrer la force du réseau, un nouveau logo global fait son apparition. Le nouveau symbole qui trône sur le nom de la Sépaq est un amalgame de la lettre Q, pour le nom de la province, d’une feuille qui évoque l’accès vers la nature et d’un toit qui fait allusion aux différents types d’hébergements comme les tout récents prêt-à-camper Étoile.

Pour en savoir plus, visitez le site www.sepaq.com