/investigations/police
Navigation

UPAC : Lafrenière dévoile un rapport qui se limite au service de Marcel Forget

Robert Lafrenière et Marcel Forget
Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin Robert Lafrenière et Marcel Forget

Coup d'oeil sur cet article

Le patron de l’UPAC, Robert Lafrenière, a présenté au gouvernement un rapport qui reste muet sur les problèmes au sein de ses équipes chargées des enquêtes criminelles et pénales.

Deux documents ont été rendus publics, vendredi, par le ministère de la Sécurité publique : une lettre de M. Lafrenière au ministre Martin Coiteux et un rapport sur le service de l’UPAC chargé de l’intégrité des entreprises.

En décembre, M. Coiteux, ministre de qui relève l’Unité permanente anticorruption (UPAC), avait exigé des comptes à M. Lafrenière.

Cette demande a été faite après la publication, par notre Bureau d’enquête, d’un rapport décaviardé exposant des problèmes d’organisation du travail au Service de vérification de l’intégrité des entreprises.

D’autres constats ont également été faits au Service des enquêtes criminelles et pénales par une conseillère en ressources humaines de la Sûreté du Québec, Karine Martel, mais ces observations n’ont, à ce jour, pas été rendues publiques.

Dans un point de presse, M. Lafrenière a reconnu que sa réponse au ministre se concentre sur le Service de vérification, dirigé jusqu’à cet automne par Marcel Forget.

Selon lui, c’est la SQ qui détient les informations détaillant les problèmes au Service des enquêtes criminelles et pénales et de lutte à la corruption, où travaillent plusieurs de ses policiers.

« Les relations de travail, ça leur appartient. Quand vous parlez de Karine Martel, c’est une personne des ressources humaines de la SQ qui a fait un diagnostic que je n’ai jamais vu. Ils ont mis en place, m’a-t-on dit, un plan de redressement. »

M. Forget a quitté ses fonctions au Service de vérification après la publication d’un reportage de notre Bureau d’enquête montrant qu’il était près d’une entreprise controversée au tournant des années 2000.

Selon M. Lafrenière, l’UPAC n’était pas prête quand le gouvernement l’a mandaté pour vérifier l’intégrité des entreprises qui veulent participer aux marchés publics.

Il expose plusieurs moyens mis en place afin d’améliorer la situation et évoque même la possibilité d’affecter davantage de personnel.