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La SQ souhaite plus de diversité chez ses policiers

La police provinciale mise sur le recrutement dans la société civile pour renflouer ses rangs

Veronika Mikulis, SQ
Photo Benoît Philie La Montréalaise Veronika Mikulis vient de déposer sa candidature pour devenir policière à la Sûreté du Québec. La femme de 22 ans, qui travaille au gym B52 à Saint-Henri en plus de jouer au tennis, a décidé de réorienter sa carrière après son baccalauréat en criminologie.

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Agents de sécurité, avocats, pompiers, sociologues... la Sûreté du Québec mise sur le recrutement de nouveaux policiers dans la société civile cette année pour agrandir ses rangs avec les meilleurs candidats possible.

« L’idée est d’aller chercher des gens qui n’ont pas fait de technique policière, mais qui ont un bagage professionnel ou universitaire différent, explique au Journal la porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ), Martine Asselin. On va puiser dans leur expérience pour nous diversifier, un peu à l’image de la société. »

Une quinzaine de « conventionnels » rejoignent la police provinciale chaque année après avoir décidé de changer de carrière ou de réorienter leurs études. La majorité d’entre eux proviennent des secteurs de la sécurité, du droit et de la criminologie.

Contrairement aux autres policiers, ils n’ont pas à suivre la technique policière de 3 ans et peuvent commencer à patrouiller après un peu plus un an de formation intensive au cégep et à l’École nationale de la police du Québec.

<b>Martine Asselin</b></br>
<i>Sûreté du Québec</i>
Photo courtoisie
Martine Asselin
Sûreté du Québec

Intervenante en toxicomanie

« Nous venons tout juste de modifier les étapes de recrutement pour faciliter les embauches et trouver les meilleurs candidats », explique Mme Asselin.

Un test polygraphique [détecteur de mensonges] est maintenant obligatoire et permet d’assurer l’intégrité des candidats conventionnels. Une équipe de recruteurs a aussi été mise sur pied pour analyser les dossiers.

La Trifluvienne Annabelle Fournier, 24 ans, fait partie de la plus récente vague d’embauche. Elle a commencé à patrouiller à Drummondville le mois dernier, après avoir terminé son bac en psychoéducation et abandonné son travail d’intervenante en toxicomanie.

« Quand j’étais au Cégep, je ne me connaissais pas assez pour choisir mon métier et je voulais m’ouvrir toutes les portes », dit-elle. Puis à force de travailler avec une clientèle plus délinquante, je me suis rendu compte que la carrière policière revenait souvent dans mes pensées. »

« Jusqu’à présent, ça se passe très bien. Il y a beaucoup de défis sur le terrain », ajoute-t-elle.

Rêve de jeunesse

Veronika Mikulis, 22 ans, espère suivre les traces de Mme Fournier. Elle a récemment déposé sa candidature après avoir assisté à une séance d’information de la SQ, qui entreprend déjà une nouvelle vague d’embauche.

« J’ai toujours voulu être policière comme mon grand-père, dit la bachelière en criminologie. Mais j’ai eu une bourse d’études pour jouer au tennis aux États-Unis, alors j’ai repoussé mon choix ».

En attendant d’avoir un retour du corps policier, elle joue au tennis et travaille dans un gym.

Bien que le processus conventionnel mène au métier de policier plus rapidement, il ne donne toutefois pas de privilèges, précise Martine Asselin.

« Ils commencent par la patrouille, comme les autres policiers, et doivent être prêts à travailler aux quatre coins de la province, explique la porte-parole.


Depuis 2011, environ 90 policiers conventionnels se sont joints à la SQ, dont les effectifs s’élèvent à environ 7700 personnes à travers la province. La SQ embauche environ 200 personnes par année.