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Pas de doute pour Kingsbury

Sa deuxième place à Tremblant ne l’a pas ébranlé en prévision des JO

Pas de doute pour Kingsbury
Photo Le Journal de Montréal, Martin Chevalier

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Toute bonne chose a une fin. C’est possiblement ce que Mikaël Kingsbury s’est dit samedi lorsqu’il a entendu sa note qui mettait un terme à sa séquence de 13 victoires consécutives sur le circuit de la Coupe du monde de ski acrobatique.

Après l’annonce de la victoire du Japonais Ikuma Horishima, le skieur de bosses québécois est demeuré calme malgré la déception. Il savait qu’il venait de réaliser une autre brillante performance, mais son adversaire a simplement été meilleur que lui. Personne ne criera au vol et les juges ont donné les pointages appropriés.

Il faut préciser que la prestation de Horishima n’est pas une surprise pour les amateurs qui suivent cette discipline depuis le début de la saison. Il est le seul sur le circuit de la Coupe du monde qui est en mesure de faire les mêmes sauts que Kingsbury tout en effectuant des atterrissages stables. Lorsqu’il est dans sa zone comme ce fut le cas samedi en sol québécois, il est capable d’obtenir de bons résultats.

« Pour moi, l’important, c’était Deer Valley la semaine dernière. C’est la référence dans notre sport, a expliqué Mikaël Kingsbury après sa course de samedi. Si tu es le meilleur, tu vas gagner à cet endroit. Moi, j’ai remporté les deux épreuves. C’est là-bas que je voulais bien performer. »

Est-ce que Horishima pourrait chauffer Kingsbury aux Jeux de Pyeongchang ? Il n’y a pas de doute. Cependant, la piste du parc de neige Phœnix sera très différente de celle de Mont-Tremblant. Elle ressemblera en plusieurs points à celle de Deer Valley où le champion en titre y a fait la loi la semaine dernière.

« Avec la foule, c’était cool, mais le parcours était vraiment plus facile, a-t-il ajouté. Ça permet de rapprocher un peu tout le monde au classement. Toutefois, je n’enlève rien à ceux qui ont livré de bonnes performances.

« Si vous voulez savoir qui sont les meilleurs, regardez les résultats de Deer Valley chez les hommes et les femmes. C’est ce à quoi ça pourrait ressembler aux Jeux. Je n’ai aucune inquiétude par rapport à cet événement. »

Fier compétiteur

Kingsbury est le type d’athlète qui ne se laisse pas abattre par les déceptions. Il possède une force mentale supérieure à plusieurs de ses rivaux. Lorsque la pression est élevée, il répond toujours présent.

De voir Horishima le devancer à Tremblant, ça lui fournira simplement une motivation additionnelle en prévision des Jeux olympiques.

« Peu importe ce qui serait arrivé ici, j’aurais eu le couteau entre les dents, a-t-il souligné. La fin de ma série de victoires est un bien pour un bien !

« Je me sentirais mal de dire qu’une deuxième position n’est pas positive. »

Les trois mousquetaires

Celui qui visera un premier titre olympique en carrière se dirigera vers la Colombie-Britannique dans les prochains jours pour un dernier camp d’entraînement.

« J’ai vraiment hâte aux Jeux et d’être avec Philippe (Marquis) et Marc-Antoine (Gagnon). Je ne sais pas s’il y a un nouvel ami qui va nous suivre, a-t-il raconté. Si on est trois, on sera les trois mousquetaires.

« Pour ce qui est de notre séjour à Apex, on pourra s’entraîner sur une piste qui ressemble à celle de Pyeongchang. Ça va nous permettre de nous rassembler. On se sent comme une équipe et j’en ai toute une autour de moi. »

L’équipe canadienne de bosses qui devrait être aux JO

Hommes

  • Mikaël Kingsbury (2e participation)
  • Marc-Antoine Gagnon (2e participation)
  • Philippe Marquis (2e participation)

Femmes

  • Justine Dufour-Lapointe (2e participation)
  • Andi Naude (1re participation)
  • Chloé Dufour-Lapointe (3e participation)
  • Audrey Robichaud (3e participation)