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Un nouveau vaccin pour prévenir le zona

Un nouveau vaccin pour prévenir le zona
Photo fotolia

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Les névralgies causées par le virus du zona sont une cause importante de douleur chronique chez les personnes âgées. L’arrivée récente sur le marché d’un nouveau vaccin très efficace contre ce virus pourrait cependant révolutionner notre approche thérapeutique face à cette maladie.

Comme pour l’ensemble des infections virales, la vaccination demeure la méthode privilégiée pour prévenir le zona. Jusqu’à tout récemment, cette prévention demeurait partielle en raison d’une efficacité suboptimale du seul vaccin disponible, le Zostavax, en particulier chez les personnes âgées. Par exemple, comparativement à un placebo, ce vaccin diminue de 70 % le risque de zona chez les personnes de 50 à 59 ans, mais seulement de 18 % chez celles de 80 ans et plus.

L’arrivée sur le marché d’un nouveau vaccin (Shingrix) va permettre d’améliorer significativement cette protection. Ce vaccin non vivant (glycoprotéine E recombinante du virus VZV comme antigène) est combiné avec un adjuvant spécialement conçu pour renforcer la réponse immunitaire de façon à contourner le déclin normal du système immunitaire associé au vieillissement. Les études cliniques réalisées pour démontrer l’efficacité de ce vaccin sont très concluantes : par exemple, une étude clinique de phase 3 à grande échelle, réalisée auprès de 15 411 participants répartis dans 18 pays, a montré que ce vaccin présentait une efficacité globale supérieure à 96 % pour les personnes âgées de 50 ans et plus(1) et de 90 % pour celles âgées de 70 ans et plus(2).

Offert aux 50 ans et plus

Ces résultats spectaculaires font en sorte que le Shingrix a été homogué au Canada et est maintenant offert dans les cabinets médicaux et les pharmacies pour la prévention du zona chez les adultes de 50 ans ou plus. En diminuant drastiquement le risque de névralgies incapacitantes, ce vaccin représente une avancée majeure pour l’amélioration de la qualité de vie des personnes âgées.

(1) Lal H et coll. Efficacy of an adjuvanted herpes zoster subunit vaccine in older adults. N. Engl. J. Med. 2015 ; 372 : 2087-96. (2) Cunningham AL et coll. Efficacy of the Herpes Zoster Subunit Vaccine in Adults 70 Years of Age or Older. N. Engl. J. Med. 2016; 375: 1019-32.

Réveil viral

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Le virus varicelle-zona (VZV) est responsable de la varicelle, l’une des maladies de l’enfance les plus fréquentes (plus de 90 % de la population de plus de 50 ans a été touchée par cette infection virale). Bien que désagréable, la varicelle est rarement dangereuse et se guérit généralement d’elle-même une semaine environ après l’éruption des vésicules au niveau de la peau.

Cette guérison ne signifie cependant pas que le virus VZV est disparu : une caractéristique de ce virus est de persister à l’intérieur du corps en insérant son ADN dans les cellules nerveuses des ganglions sensitifs et de demeurer dans cet état latent et inactif pendant plusieurs années (et même à vie). Chez certaines personnes qui ont été infectées durant l’enfance, le virus se « réveille » plus tard au cours de leur vie (généralement à l’âge adulte) dans un ou plusieurs ganglions et remonte par les nerfs jusqu’à la peau pour provoquer une éruption semblable à la varicelle, le plus souvent au niveau thoracique. Cette éruption, qu’on appelle zona, s’accompagne généralement de névralgies post-zostériennes, c’est-à-dire des douleurs intenses (brûlements, élancements, sensations de « chocs électriques ») qui peuvent perdurer longtemps (parfois plus de six mois) après la disparition de la dermatose. L’incidence de ces douleurs chroniques augmente de façon importante avec l’âge, avec plus de 30 % des personnes âgées de 80 ans qui sont aux prises avec cette affection.