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Une valeur sûre

Lancé au Salon de l’auto de Los Angeles, en novembre 2016, le Mazda CX-5 de seconde génération affiche une évolution substantielle par rapport au modèle antérieur, qui était lui-même déjà désirable.
Photo courtoisie Mazda Lancé au Salon de l’auto de Los Angeles, en novembre 2016, le Mazda CX-5 de seconde génération affiche une évolution substantielle par rapport au modèle antérieur, qui était lui-même déjà désirable.

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Dans le marché automobile actuel, certains véhicules constituent des valeurs sûres, des modèles de référence en quelque sorte. Le Mazda CX-5 est de ceux-là, ce qui explique sa popularité soutenue.

Depuis qu’il a fait ses débuts sur le marché, en 2013, le Mazda CX-5 a toujours été un favori des acheteurs d’utilitaires compacts. En 2017, il a d’ailleurs terminé l’année au sixième rang du palmarès des ventes de son créneau, un des plus importants compte tenu du nombre de véhicules vendus, mais aussi de la variété des véhicules offerts, ce créneau réunissant plus d’une quinzaine de concurrents.

Pour rester populaire auprès des acheteurs aussi longtemps et maintenir une proximité avec les modèles les plus vendus, qui sont, dans l’ordre, les Toyota RAV4, Honda CR-V, Ford Escape, Nissan Rogue et Hyundai Tucson, le CX-5 doit offrir des qualités indéniables, même si sa gamme est peu fournie. Et c’est le cas.

Contrairement à Toyota, qui offre neuf variantes de son populaire RAV4 (le champion actuel de ce créneau), Mazda s’en tient à six variantes pour le CX-5 (Honda en offre six pour son CR-V, deuxième au palmarès des ventes). Il faut croire que ces cinq variantes du CX-5 sont les bonnes !

À la base, la gamme de cet utilitaire réunit donc trois modèles : les GX, GS et GT. Ils représentent autant de niveaux de dotation. À cela s’ajoutent les CX-5 GX et GS proposées avec quatre roues motrices, contre supplément. Le modèle d’entrée de base GX, enfin, est le seul offert avec un moteur de faible cylindrée, un 2,0 L, jumelé à une boîte de vitesses manuelle.

Les deux moteurs Skyactiv-G de 2,0 et 2,5 L inscrits au catalogue 2018, tous deux jumelés à des boîtes de vitesses à 6 rapports (manuelle ou automatique), se distinguent par une réduction de la friction interne contribuant à accroître le couple à bas régime, tout en réduisant leur consommation légèrement.

Le tableau de bord du CX-5 a un design symétrique moderne. Il est dominé, au centre, par un écran tactile lié à une interface à commande rotative située sur la console centrale.
Photo courtoisie Mazda
Le tableau de bord du CX-5 a un design symétrique moderne. Il est dominé, au centre, par un écran tactile lié à une interface à commande rotative située sur la console centrale.

 

UN MOTEUR INNOVANT

Un nouveau dispositif de désactivation des cylindres adopté pour le moteur de 2,5 L procure cependant les gains les plus substantiels en matière de réduction de consommation. Ce dispositif, qui est exclusif au CX-5 dans son créneau en Amérique du Nord, est réservé aux modèles GS et GT. Il permet de désactiver deux cylindres de façon imperceptible lorsque le véhicule atteint une vitesse de croisière stable. Du coup, le moteur, qui se transforme en « 2-cylindres », devient moins énergivore et accroît légèrement son rendement éconergétique. Selon le constructeur, la désactivation des cylindres est plus efficace à basse vitesse, donc lorsqu’on circule en ville ou en milieux urbains. À une vitesse constante de 40 km/h, par exemple, il réduit la consommation de carburant d’environ 20 %, alors qu’à 80 km/h, la diminution se chiffre à environ 5 %.

Ces améliorations apportées au moteur de 2,5 L expliquent les nouvelles cotes de consommations publiées par Ressources naturelles Canada pour les modèles 2018. Cet organisme gouvernemental annonce une moyenne de 8,5 L/100 pour un CX-5 à deux roues motrices équipé du moteur de 2,5 L et de la boîte automatique, soit la cote obtenue par un modèle GX d’entrée de gamme doté du moteur de 2,0 L et de la boîte manuelle. Cela justifie plus encore qu’auparavant l’achat d’un modèle équipé de la boîte automatique, du moins si le budget de l’acheteur lui permet (cette option valant 1 400 $ pour un modèle GX). À part cela, la seule autre raison valable pour équiper le CX-5 GX de la boîte manuelle est la nostalgie. Dans ce cas, à tout le moins, le conducteur disposera d’une boîte agréable à manier et bien étagée.

L’acheteur d’un CX-5 peut aussi choisir d’opter pour la transmission intégrale, un dispositif efficace et pratique à longueur d’année (dans la neige et la gadoue, naturellement, mais aussi sous la pluie ou sur une route de terre ou de pierre). Pour les versions GX et GS, cette transmission intégrale constitue une option valant 2 000 $, alors qu’elle fait partie de la dotation de série du CX-5 GT, le modèle plus luxueux du trio.

Le coffre modulable et facile d’accès de l’utilitaire compact de Mazda en fait un véhicule pratique.
Photo courtoisie Mazda
Le coffre modulable et facile d’accès de l’utilitaire compact de Mazda en fait un véhicule pratique.

 

DOTATION BONIFIÉE

Pour 2018, le constructeur annonce une bonification de la dotation de l’ensemble des CX-5, puisqu’elle comprend désormais des phares à allumage et à extinction automatiques, des essuie-glace à dispositif de détection de pluie et des interrupteurs de vitres électriques éclairés avec fonction monotouche de montée et de descente du côté conducteur.

En matière de sécurité, les trois modèles sont désormais livrés avec un système d’aide au freinage en ville, un système de surveillance des angles morts et un dispositif d’alerte de trafic transversal arrière, qui peut se révéler particulièrement utile dans les stationnements bondés. En 2017, ces équipements étaient réservés aux modèles GS et GT.

Le nuancier commun aux trois modèles comporte aussi un grand choix de couleur, soit huit au total (j’aime particulièrement le Rouge cristal vibrant métallique). De plus, seulement trois d’entre elles imposent des frais additionnels (de 200 à 450 $). Ce scénario n’est pas commun à tous les constructeurs. Chez Nissan, par exemple, l’acheteur d’un Rogue d’entrée de gamme doit se contenter de trois couleurs très basiques. De plus, toutes les couleurs offertes pour cet utilitaire, sauf une réservée au modèle de base, constituent des suppléments valant quelques centaines de dollars. En somme, pour le Rogue, la peinture de la carrosserie est une option !

Construit au Japon, l’élégant CX-5 a un habitacle transformable spacieux, malgré les dimensions compactes de la carrosserie. Quatre adultes de taille moyenne y trouvent un confort convenant à de longs périples. On apprécie aussi l’assemblage soigné des pièces, la qualité des matériaux utilisés à l’intérieur et le haut niveau d’insonorisation. On se croirait à bord d’un produit de Mercedes-Benz ou de BMW !

Les cotes de volume utile du coffre, par ailleurs, sont légèrement en deçà de celles du RAV4 et du CR-V, les deux modèles rivaux qui surpassent tous les utilitaires de cette catégorie à ce chapitre. Cela n’empêche toutefois pas le CX-5 d’être pratique et polyvalent. Un coup d’œil au coffre suffit pour le constater.

Enfin, une servodirection bien calibrée et des freins puissants et faciles à moduler contribuent à rendre la conduite de ce véhicule agréable. Le roulement d’un modèle GT, qui est équipé de pneus de 19 po, est relativement doux, mais, naturellement, les pneus de 17 po à flancs moins rigides des deux autres modèles rendent le roulement plus doux.

Bref, le CX-5 ne manque pas d’arguments valables pour justifier son succès. Pas surprenant qu’il soit devenu le modèle le plus vendu de la marque au Canada.

Mazda et Toyota construisent une usine de 1,6 G$

Photo prise lors de l’annonce de la construction d’une nouvelle usine Mazda-Toyota à Huntsville, Alabama, qui montre (au centre, de g. à d.) Masamichi Kogai, président et chef de la direction de Mazda Motor Corporation, Kay Ivey, gouverneure de l’Alabama, et Akio Toyoda, président de Toyota Motor Corporation.
Photo courtoisie Mazda
Photo prise lors de l’annonce de la construction d’une nouvelle usine Mazda-Toyota à Huntsville, Alabama, qui montre (au centre, de g. à d.) Masamichi Kogai, président et chef de la direction de Mazda Motor Corporation, Kay Ivey, gouverneure de l’Alabama, et Akio Toyoda, président de Toyota Motor Corporation.

 

Le 10 janvier dernier, Mazda et Toyota ont annoncé qu’ils construiront un complexe d’assemblage ayant une capacité de production de 300 000 véhicules par an à Huntsville, en Alabama.

On compte notamment y assembler un nouveau modèle d’utilitaire destiné à la gamme des produits Mazda (le constructeur parle d’un multisegment), qui sera vendu au Canada et aux États-Unis (certains oracles de l’industrie prétendent qu’il s’agirait d’une évolution du CX-4 actuellement réservé au marché chinois).

Le constructeur de Hiroshima aura d’ailleurs accès à une capacité de production annuelle de 150 000 exemplaires pour cette nouveauté, ce qui la destinerait à devenir le modèle le plus vendu de la marque.

De son côté, Toyota y transférera la production des Corolla qui se faisait jusqu’ici à l’usine canadienne de Cambridge, en Ontario. Toyota souhaite ainsi libérer cette usine pour accroître sa production d’utilitaires RAV4 au pays.

Les deux constructeurs japonais investiront 1,6 milliard de dollars US à parts égales dans cette coentreprise, qui permettra de créer jusqu’à 4 000 nouveaux emplois. La production devrait commencer en 2021. Du coup, l’Alabama pourrait devenir le deuxième État américain produisant le plus de véhicules après le Michigan.

Mazda CX-5

Prix de base

25 800 $ (GX 2RM); 29 200 $ (GX 4RM); 29 400 $ (GS 2RM); 31 400 $ (GS 4RM); 35 000 $ (GT 4RM).

Transport et préparation

1 895 $

Groupe motopropulseur

(1) L4 DACT, 2,0 L, 155 ch à 6 000 tr/min, 150 lb-pi à 4 7000 tr/min; (2) L4 DACT, 2,5 L, 187 ch à 6 000 tr/min, 185 lb-pi à 3 250 tr/min. Boîte de vitesses manuelle ou automatique à 6 rapports. Roues avant motrices ou transmission intégrale.

Particularités

Suspension indépendante aux quatre roues. Freins à disque aux quatre roues. Antiblocage de série. Pneus : 225/65R17 (GX, GS); 225/55R19 (GT).

Cotes

Empattement : 2 698 mm; longueur : 4 550 mm; largeur : 1 842 mm; hauteur : 1 680-1 681 mm.

Poids : 1 505-1 659 kg. Volume du réservoir : 56-58 litres. Volume du coffre : 875-1 687 L. Capacité de remorquage : 907 kg. Consommation moyenne (essai; BVA, 4RM) : 9,1 L/100 km.

Concurrence

Chevrolet Equinox, Dodge Journey, Ford Escape, GMC Terrain, Honda CR-V, Hyundai Tucson, Jeep Cherokee, Jeep Compass, Kia Sportage, Mitsubishi Eclipse Cross, Mitsubishi Outlander, Nissan Rogue, Nissan Qashqai, Subaru Forester, Subaru Outback, Toyota RAV4, Toyota Tiguan

Points forts

  • Silhouette élégante
  • Finition très soignée
  • Intérieur spacieux et polyvalent

Points faibles

  • Visibilité arrière réduite
  • Roulement ferme (pneus de 19 po)