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Le fisc veut ses fusées et son robot R2-D2

L’ex-DG du Cosmodôme a fraudé pour 1,45 million $

Sylvain Bélair
Photo courtoisie Sylvain Bélair, ici dans un salle du Cosmodôme de Laval à l’époque où il en était le directeur général, a fait faillite depuis qu’il est incarcéré pour avoir floué 46 personnes.

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L’ancien directeur général du Cosmodôme de Laval pourrait devoir se départir de ses maquettes de fusées et même de son droïde miniature R2-D2, que le fisc veut vendre en raison d’impôts impayés.

« [Sylvain Bélair] a jusqu’à ce jour négligé ou refusé de délaisser volontairement les biens », affirme l’Agence du revenu du Québec dans une poursuite civile déposée au palais de justice de Montréal.

Bélair, 51 ans, purge présentement une peine de trois ans de pénitencier pour avoir orchestré une vaste fraude pyramidale. Entre 2006 et 2009, 46 personnes ont perdu collectivement 1,45 million $ à cause de son stratagème à la Ponzi.

Faillite

En plus de la peine d’incarcération, Bélair avait aussi écopé d’une amende d’environ 1,5 million $.

Incarcéré au Centre fédéral de formation à Laval, le directeur général déchu a choisi de déclarer faillite, peut-on lire dans le document de cour obtenu par Le Journal. Mais malgré tout, il refuse de se départir de ses maquettes de fusées et d’autres objets de collection.

Scaphandre lunaire

Dans la liste dressée par le fisc, on retrouve ainsi une radio antique et un scaphandre lunaire. Il y a des cadres de l’équipe de la mission Apollo 11, qui a marché sur la lune pour la première fois en 1969, dont un signé par Buzz Aldrin, le deuxième homme à avoir foulé le sol lunaire.

Bélair ne veut pas non plus se départir de sa réplique miniature du célèbre droïde R2-D2 de la série Star Wars.

La liste est complétée par 19 maquettes de fusées, comme celle de la navette spatiale Discovery, ou encore une autre répliquant la fusée soviétique N1.

Tous ces objets, si la cour en autorise la saisie, seraient vendus aux enchères afin qu’il s’acquitte de sa dette de 434 739 $.

À moins que Bélair ne finisse par accepter la saisie de ses biens, l’affaire devrait être entendue prochainement, devant un juge de la Cour supérieure du Québec.