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Les fourberies de Scapin: un pur divertissement

Fourberies de Scapin au TNM
Photo courtoisie, Yves Renaud Benoît Brière et André Robitaille dans la pièce Les fourberies de Scapin au TNM.

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Les pièces de Molière étant réputées pour amuser les spectateurs, Les fourberies de Scapin, présentement à l’affiche au TNM, ne fait pas exception à cette règle. Pur divertissement, cette comédie met en lumière le grand talent des acteurs.

La pièce étant campée dans le port de Naples, le décor est composé de gigantesques et magnifiques voiles que l’on remarque au premier coup d’œil. En plus d’être le principal objet de décor, celles-ci servent de toiles de projection tout au long de la pièce de deux heures.

Autre époque

Nous sommes à la fin des années 1600, à une époque où le consentement du paternel était nécessaire pour sceller un mariage. Pire encore, les mariages étaient arrangés au gré des désirs des parents. Mais Octave et Léandre, fils des seigneurs Géronte et Argante, feront fi des traditions, de l’autorité et des projets de mariage que leurs pères avaient pour eux. Préférant l’amour à la raison, ils profiteront de l’absence de leurs pères pour unir leur destin en se mariant secrètement.

Mais le malheur guette, et pour éviter d’être déshérités, les deux fils feront appel au valet Scapin, grand manipulateur, homme bien peu scrupuleux pour leur porter secours.

Si l’ensemble de la distribution mérite d’être applaudi, c’est principalement Benoît Brière qui se démarque et vole la vedette, tandis qu’il se donne corps et âme dans une formidable performance, personnifiant Géronte, un rôle qui lui va comme un gant.

Un des moments forts du spectacle est d’ailleurs la scène où Benoît Brière, champion de la bouffonnerie, doit se dissimuler dans un grand sac de toile pour finalement recevoir une multitude de coups de bâton par un Scapin (André Robitaille) en plein contrôle de ses moyens.

Un bémol

En revanche, le spectacle compte quelques chorégraphies de danse et des percussions sonores qui n’apportent malheureusement rien à ce classique joué en prose. Parfois, à trop vouloir faire dans l’originalité on passe à côté de l’essentiel.

Évidemment, on ne va pas voir Les fourberies de Scapin si l’on souhaite faire travailler sa matière grise. On y va pour rigoler, voir de beaux costumes colorés, capter quelques bons combats d’épées et surtout pour savourer le talent des acteurs.

► Les fourberies de Scapin, jusqu’au 18 février, suivi d’une tournée.