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Demande d’action collective pour le piratage d’Uber

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Un comédien montréalais veut intenter une action collective d’au moins 10 millions $ contre Uber, qu’il accuse d’avoir volontairement caché un gigantesque piratage des données d’utilisateurs pendant plus d’un an.

« Uber a choisi de payer aux pirates informatiques la somme de 100 000 $ ; [l’entreprise] a choisi de payer des criminels afin que soit dissimulé le vol, privilégiant leurs intérêts par rapport à ceux [des utilisateurs et chauffeurs] », s’insurgent les avocats représentant Pierre-Olivier Fortier, dans la demande déposée à la cour.

<b>Pierre-Olivier Fortier</b><br />
Comédien
Photo Facebook Pierre-Olivier Fortier
Pierre-Olivier Fortier
Comédien

M. Fortier, un usager d’Uber depuis 2013, réclame 10 millions $ en dommages punitifs à diviser entre les membres, ainsi que d’autres montants non déterminés, pour tout le stress et les inconvénients qu’il dit avoir subis.

Vaste piratage

C’est qu’en octobre 2016, les bases de données de la multinationale ont été piratées par deux individus, qui auraient ainsi eu accès aux noms des utilisateurs, leurs numéros de téléphone, leurs courriels et même des numéros de carte de crédit.

Uber n’a toutefois pas avisé les utilisateurs, jusqu’à ce que l’affaire éclate au grand jour plus d’un an plus tard, en novembre 2017.

Au Canada, 815 000 chauffeurs et usagers auraient pu être touchés, avait déclaré l’entreprise après l’ouverture d’une enquête par le Commissariat à la protection de la vie privée.

« Complice »

Pour les avocats de M. Fortier, Uber est entièrement responsable de ce piratage, pour « ne pas avoir pris les mesures de sécurité nécessaires et adéquates » afin de protéger les informations. La dissimulation du piratage et de payer la « rançon » ne fait qu’empirer la situation, disent-ils dans le document de cour.

« Ce faisant, [Uber] s’est rendue complice avec les criminels », peut-on lire dans la demande, qui accuse également l’entreprise d’avoir payé pour « éviter la mauvaise publicité ».

Le porte-parole d’Uber, Jean-Christophe de le Rue, ne pouvait pas commenter cette affaire précise, mais il a affirmé que « la protection de la vie privée de nos utilisateurs et de nos partenaires-chauffeurs est d’une importance capitale pour Uber ».