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Le plus vieux métier du monde

POL-CAUCUS PRÉSESSIONNEL DE LA CAQ
Photo Agence QMI, Sébastien St-Jean François Legault

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Bon, ça y est.

La ronde des promesses débiles commence.

Plus la date des élections approche, plus les politiciens vont rouler des hanches et multiplier les clins d’œil pour nous attirer dans leur lit.

« Tu montes, chéri ? Je vais te catapulter au septième ciel, tu vas voir, fais-moi confiance, je vais t’aimer comme on ne t’a jamais aimé, je vais t’aimer plus loin que tes rêves n’ont imaginé... »

On se croirait sur la rue Saint-Denis à Paris.

Un défilé de péripatéticiennes ridées qui se trémoussent, se dandinent et se lèchent les babines...

TROP BEAU POUR ÊTRE VRAI

Comme disait Georges Clémenceau : « On ne ment jamais autant qu’avant une élection, pendant une guerre et après la chasse... »

Ce qui me fait rire, avec les politiciens en campagne, c’est qu’ils pensent vraiment qu’on les croit.

Qu’on me mente, c’est une chose. Ce que je n’accepte pas, ce que je trouve particulièrement insultant, c’est qu’on me prenne pour un imbécile.

Baisser les taxes scolaires de 1,3 milliard, comme le promet la CAQ ? Alors qu’on veut du même coup implanter la maternelle à quatre ans ?

Désolé, mais pas besoin d’avoir reçu le Nobel d’économie pour voir que ça ne balance pas.

Les politiciens me font penser à Éliane Gamache Latourelle, la pharmacienne millionnaire. Quand c’est trop beau pour être vrai, c’est pas vrai.

On n’est pas né de la dernière pluie, on sait parfaitement ce qui va arriver.

Vingt-quatre heures après que vous aurez pris le pouvoir, vous allez faire comme Valérie Plante et vous allez dire : « Ah ben bonyenne, on a vu les livres et on a découvert que le déficit laissé par l’administration précédente est plus gros que prévu. Fait qu’on pourra pas réaliser toutes les promesses qu’on vous a faites ces derniers mois. Désolé, et merci d’avoir voté pour nous.

« En passant, v’là une hausse de taxes ! »

PAS ÉQUIPÉ POUR VEILLER TARD

Savez-vous quoi ? Avec le temps, on finit par diminuer ses attentes.

Plus une promesse est grosse, maintenant, moins elle m’excite.

Comme dirait une de mes amies : « Plus le gars se prend pour John Holmes, plus je sais qu’il n’a pas grand-chose dans son pantalon... »

Ce que je veux, ce sont des engagements réalistes. Qu’on cesse de me promettre mer et monde et qu’on arrête de me parler comme si j’avais six ans.

J’ai 56 ans, bordel, je sais que le père Noël n’existe pas. Alors, enlève ta fausse bedaine et dis-moi les vraies affaires. Ne me promets pas un voyage à Disneyworld si tu n’as même pas les moyens de m’acheter un Lego Star Wars.

Vous dites que vous êtes tannés d’entendre les gens dire que les politiciens sont tous des putes ?

Parfait.

Alors, prouvez-nous le contraire.

Arrêtez de faire le trottoir, enlevez votre maquillage cheap et adressez-vous à notre intelligence.

Arrangez-vous pour que les bébelles que vous mettez dans la vitrine soient disponibles dans le magasin.

Et si vous vendez du crabe, donnez-nous du crabe, pas de la goberge.

Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras ? Parfait.

De même, une réalisation modeste vaut mieux que deux grosses promesses non tenues...