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Leblanc et Tanguay livrent bataille aux rafales

Henderson ne bronche pas et s’installe en tête avec une carte de 68 à la Classique Pure Silk

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NASSAU, Bahamas | Anne-Catherine Tanguay et Maude-Aimée Leblanc s’attendaient à affronter de puissantes rafales sur le parcours du Ocean Club de Paradise Island. Elles ont été servies dès la première ronde de la Classique Pure Silk, jeudi.

Il faisait un temps de canard dans la capitale des Bahamas. Légère pluie en matinée et des vents soufflant à plus de 30 km/h. Ceux-ci se sont intensifiés en après-midi, si bien qu’il n’était pas rare de les entendre siffler à plus de 50 km/h en bord de mer. Bref, ils ont causé des cauchemars et des ennuis à la majorité des golfeuses.

Seulement 17 des 108 participantes au premier tournoi de la saison ont réussi à briser la normale. Du nombre, Brooke Henderson s’est hissée en tête en fin d’après-midi, faisant fi des puissantes bourrasques. La Canadienne a signé une impressionnante carte de 68 (-5), un coup de mieux que Luna Sobron Galmes et Sarah Jane Smith.

Leblanc et Tanguay se sont défendues sans être en mesure de réaliser les mêmes miracles que leur compatriote. Ayant débuté tôt en matinée, Leblanc a joué 74 (+1) alors que Tanguay a ramené une carte de 78 (+5).

Éviter de forcer

Avec son nouvel élan, la golfeuse de Sherbrooke avait bien entamé sa ronde avec un oiselet à l’aller, mais deux bogueys consécutifs au retour l’ont empêchée de demeurer sous la normale. Des erreurs de calcul avec les vents.

« Je suis contente de mon jeu dans ces conditions. Je ne voulais pas changer la cadence de mon élan en essayant de gagner de la distance. À +1, je ne suis pas hors de la course. Je ne crois pas que ce sera un festival d’oiselets aujourd’hui [jeudi], a mentionné Leblanc. Tout peut changer rapidement sur ce parcours. »

D’ailleurs, elle aurait pu revenir à égalité avec la normale sans une malchance au 18e fanion, une courte normale 5 de 485 verges. Sa balle est demeurée légèrement à court du vert à son second coup. Elle n’a pu exécuter une approche coupée, car sa balle était enduite de boue, ce qui l’a forcée à faire trois roulés.

« Ça me fait mal au cœur, parce que c’est quasiment une normale 4 pour moi. Je suis rentrée au vert avec un fer », a-t-elle signalé avec déception. Elle occupe le 26e rang à égalité avec 19 golfeuses.

Un bonhomme de neige dans le Sud

Tanguay avait aussi entamé sa ronde avec force, réussissant un oiselet au troisième drapeau. Un boguey suivi d’un triple boguey sur la normale 5 du septième fanion l’ont fait chuter au bas du classement. Ce pointage de huit en raison d’une balle à l’eau a plombé sa carte. Elle a ajouté quatre bogueys sur le retour, en plus de deux oiselets.

Malgré un premier pointage de 78, la Québécoise se montrait positive.

« J’ai bien joué toute la journée. J’ai frappé mes cibles et j’ai raté peu de coups. Ce sont quelques mauvaises décisions dans le vent, dont celle à l’approche de 94 verges au septième trou, qui ont fait la différence, a-t-elle expliqué. J’ai sous-estimé le vent. À certains endroits, il fallait ajouter jusqu’à 30 verges de plus sur la distance affichée.

C’est difficile de réagir dans ces conditions, a-t-elle ajouté. À l’entraînement en début de semaine, il ne ventait pas comme ça. Sur le bord de l’eau, c’est pire. »

Henderson imperturbable

Henderson souhaitait démarrer la saison avec force. Elle n’a pas mis de temps à rugir en calant deux oiselets à l’aller avant de peser sur l’accélérateur au retour, ajoutant trois petits moineaux à sa carte de 68 sans tache. Les rafales ne l’ont pas fait broncher.

« Selon les prévisions météo, je pensais à une pause de vents aujourd’hui [jeudi]. Mais je crois maintenant qu’ils s’intensifieront jusqu’à dimanche. Une autre ronde de 68 sera difficile à répéter, a lâché la Canadienne, amplement satisfaite de sa journée de travail.

J’ai bien frappé la balle et bien jugé les distances, a-t-elle enchaîné. J’étais sur mes objectifs. Je ne sais pas comment j’ai réussi à le faire à vrai dire. Il faut croire que j’ai fait les bons calculs. D’ici dimanche, je crois que nous serons toutes de meilleures golfeuses à jouer dans le vent. »