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Moment Factory à la conquête de l’Asie

L’entreprise montréalaise a ouvert un bureau à Tokyo l’an dernier

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Moment Factory a les yeux sur l’Asie. Quelques mois après avoir ouvert un bureau à Tokyo, l’entreprise travaille déjà sur plus d’une dizaine de projets pour ce continent. « Nous cherchons une façon de toucher les gens, peu importe leurs origines », dit le cofondateur de Moment Factory, Sakchin Bessette.

Le printemps dernier, Moment Factory a ouvert son premier bureau en Asie. La compagnie cherchait depuis quelques années à explorer ce marché très intéressant et rempli de défis. « Ça fait longtemps qu’on voulait y aller, mais c’était complexe à cause de la distance, dit Sakchin Bessette. Mais le moment était le bon, l’an dernier, car il y avait des opportunités très intéressantes avec des collaborateurs au Japon. »

Pour l’instant, le bureau de Tokyo ne compte que « quatre ou cinq employés », dit Sakchin Bessette. « Mais ça va continuer de grandir. Le but n’est pas nécessairement d’avoir des bureaux aussi grands qu’à Montréal. »

Marché intéressant

L’implantation en Asie a déjà porté ses fruits puisque Moment Factory a travaillé sur sept projets là-bas, au cours de la dernière année. Parmi ceux-ci, on compte le visuel de la tournée mondiale de la chanteuse chinoise G.E.M., l’illumination d’une forêt à Hangzhou, en Chine, et une installation multimédia à l’aéroport de Singapour.

Et pour l’année en cours, l’entreprise travaille déjà sur au moins cinq nouveaux projets confidentiels pour l’Asie, indique Sakchin Bessette.

Après avoir ouvert des bureaux à Los Angeles, Londres, New York, Paris et Tokyo, Moment Factory pourrait bien étendre encore plus son emprise sur l’Asie, dans les prochaines années. « Le marché de l’Asie est plus propice aux projets vers lesquels on s’enligne, dit le cofondateur et directeur créatif. On voudrait ouvrir d’autres bureaux là-bas. C’est un marché super intéressant pour nous. »

Les débuts en Asie n’ont toutefois pas été dépourvus de problèmes pour Moment Factory. La barrière de la langue a causé, et cause encore, différents ennuis.

Bien se comprendre

« À un moment donné, t’es dans un meeting et il n’y a personne qui te comprend, dit Sakchin. Il y a des traducteurs sur place, mais la connexion avec l’humain de l’autre côté de la table n’est pas simple. Quand tu veux expliquer des concepts plus complexes et avoir le pouls du client, c’est parfois difficile de comprendre les subtilités de la langue. En plus, au Japon, ils ne vont pas nécessairement le dire s’ils n’aiment pas quelque chose. Il faut lire entre les lignes. »

Pour cette raison, Sakchin Bessette croit qu’il faudra du temps pour que Moment Factory puisse bien s’installer en Asie et comprendre la culture. « Il faut être patient. J’ai l’impression que ça va nous prendre de cinq à 10 ans avant de bien les comprendre et de faire des créations qui pourront toucher les gens. Je sens qu’on a encore beaucoup à apprendre. »