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Une ado comme les autres

Elizabeth Hosking
Photo Chantal Poirier Elizabeth Hosking

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Habituellement, à ce stade-ci de l’année scolaire, une adolescente de 16 ans commence à magasiner sa robe pour son bal de finissants ou à penser au mot qu’elle écrira dans le journal des étudiants. Comme on doit s’en douter, Elizabeth Hosking n’est pas dans cet état d’esprit.

Toutefois, n’allez pas croire que la planchiste met ses cours de côté, loin de là. Dans les faits, elle adore se retrouver sur les bancs de la Polyvalente de Saint-Jérôme, où elle terminera sa cinquième année secondaire en juin.

« Malgré ses compétitions et ses entraînements, Elizabeth possède une moyenne de 83 %, a souligné son entraîneuse Catherine Parent, qui est aussi directrice générale de l’Académie des sommets sportifs. On a un soutien incroyable de l’école et de la commission scolaire, qui ont adapté son horaire pour lui procurer la flexibilité dont elle avait besoin.

Hosking entourée de ses entraîneurs Brian Smith et Catherine Parent.
Photo Chantal Poirier
Hosking entourée de ses entraîneurs Brian Smith et Catherine Parent.

« Elizabeth tient à finir son secondaire à l’école et non à distance. Lorsqu’elle part en camp d’entraînement, elle s’assure d’avoir toute la matière nécessaire pour ne pas prendre du retard. »

Pour le reste, Hosking est une adolescente comme les autres avec quelques sautes d’humeur et un amour inconditionnel pour son cellulaire. Ce qui la rend spéciale aux yeux de ses entraîneurs, ce n’est pas ses résultats sur la piste.

« Toutes les étoiles doivent être alignées, a indiqué Brian Smith. La famille doit être présente, le programme doit être bon et l’athlète doit avoir une vie équilibrée. Comme entraîneur, tu n’as aucun contrôle sur ces éléments.

« C’est en voyant qu’Elizabeth les avait tous qu’on a compris qu’elle pourrait aller loin. »

Fière ambassadrice

Malgré son âge, Hosking a les deux pieds bien ancrés au sol. Par exemple, depuis quelques années, elle est ambassadrice pour le Club des petits déjeuners.

« Il y en avait un à mon école primaire de Longueuil et ma mère y faisait du bénévolat, s’est rappelé l’athlète. Elle était là chaque matin et ça m’arrivait de lui donner un coup de pouce.

« Je voyais à quel point ça pouvait faire une différence dans la vie de plusieurs jeunes. J’ai toujours eu tout ce que j’ai besoin, mais ce n’est pas tout le monde qui a la chance de bien déjeuner le matin. Tout le monde était égal et les enfants, qui étaient moins riches, ne se sentaient pas dévalorisés parce qu’ils recevaient un repas gratuit. »

Elle a un autocollant du club sur chacune de ses planches à neige. On peut parier qu’elle aura une petite pensée pour cet organisme lorsqu’elle sera sur la piste à Pyeongchang.

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