/news/currentevents
Navigation

Il n’a pas voulu la mort d’une police

Anatoliy Vdovin
Illustration DELF BERG, archives Anatoliy Vdovin

Coup d'oeil sur cet article

Un Montréalais accusé d’avoir mis à prix la tête d’un policier a réussi à semer le doute dans la tête du jury, qui l’a finalement acquitté après une journée de délibérations.

« Non coupable », a lancé le jury, vendredi au palais de justice.

Avec ces deux mots, Anatoliy Vdovin a ainsi été libéré de l’accusation d’avoir conseillé le meurtre de Ian Lafrenière, le porte-parole de la police de Montréal.

Ian Lafrenière. Policier
Photo Chantal Poirier
Ian Lafrenière. Policier

La poursuite était pourtant convaincue de sa culpabilité. Pour elle, il n’y avait aucun doute que cet homme de 48 ans avait mis en ligne deux petites annonces en avril 2013.

« Recherché mort », disaient les annonces avec une courte description du policier. Une photo du policier Lafrenière lors d’un point de presse, avec un point rouge ajouté sur le front, coiffait les annonces offrant 1000 $ de récompense.

À la suite de leur enquête, les policiers ont arrêté Vdovin. Ils ont ensuite retrouvé l’image de l’annonce dans son ordinateur portable.

Mais lors du procès, l’accusé avait juré qu’il n’était au courant de rien. Vdovin, qui est défendu par Me Fabio Dell’Aquila, avait expliqué que ses associés utilisaient aussi son ordinateur.

Ce témoignage semble avoir réussi à semer un doute chez les jurés. Pour que Vdovin soit coupable, le jury devait être convaincu qu’il avait aussi l’intention qu’une personne commette le meurtre.

Les démêlés judiciaires de Vdovin ne sont toutefois pas terminés, puisqu’il subit parallèlement un procès pour trafic d’armes.