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L'ex-maire de Saint-Roch-de-l’Achigan aurait touché les seins de la présumée jeune victime

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JOLIETTE | La présumée victime d’un ancien maire d’une ville de Lanaudière a raconté vendredi comment celui-ci l’aurait embrassée à plusieurs reprises et aurait touché ses seins alors qu’elle était mineure.

Georges Locas, 64 ans, a démissionné de son poste de maire de Saint-Roch-de-l’Achigan en novembre 2016 après avoir été accusé de grossière indécence et d’agression sexuelle sur une ado dans les années 1980.

<b>Georges Locas</b><br /><i>Accusé</i>
Photo d'archives
Georges Locas
Accusé

La victime alléguée, qu’on ne peut nommer en raison de son âge à l’époque où les événements se seraient produits, a raconté au juge Bruno Leclerc au palais de justice de Joliette ce que l’accusé lui aurait fait vivre. En position d’autorité, Georges Locas aurait profité de moments où il se retrouvait seul avec la jeune fille, alors âgée de 13 à 14 ans, pour l’embrasser et lui faire des attouchements.

Gardienne

Les gestes se seraient produits quand l’ado venait garder les enfants de la famille Locas.

« Les soirs où ils revenaient du bowling, il insistait toujours pour venir me reconduire en voiture. Une fois stationné dans la cour de chez moi, c’est là qu’il mettait sa main sur ma cuisse et m’embrassait avec la langue », a dit la victime présumée.

Parfois, Mme Locas partait plus tôt que son mari pour vaquer à ses obligations. « Monsieur Locas dormait et je devais m’assurer qu’il se réveille à une certaine heure, afin qu’il parte au marché », a dit la plaignante.

Selon celle-ci, l’homme s’y rendait pour vendre des carottes et rencontrer ses clients.

Salle de lavage

« Une fois, il ne se réveillait pas. J’ai dû me rendre jusqu’à son lit dans sa chambre. C’est là qu’il m’a tirée par le bras pour m’attirer à lui et me donner un bec sur la bouche », a-t-elle raconté.

Elle se souvient aussi d’autres événements.

« Les enfants étaient en train de prendre leur bain. Il m’emmenait dans la salle de lavage sous prétexte qu’il avait quelque chose à me dire et là, il fermait la porte et il m’embrassait. »

L’homme aurait mis sa main sous son chandail pour lui caresser les seins. Elle se souvient de l’avoir entendu dire : « J’espère que ma moustache te pique pas trop. »

► Le procès de Georges Locas se poursuivra avec son témoignage le 7 mars au palais de justice de Joliette.