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Pas de criminels dans le pot légal, dit Ottawa

Le fédéral n’est pas inquiet des 165 M$ des paradis fiscaux dans l’industrie

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OTTAWA | L’élu responsable de la légalisation du cannabis admet que de l’argent des paradis fiscaux peut financer l’industrie du pot légal, mais s’en remet aux garde-fous déjà en place pour s’assurer que le crime organisé n’en profite pas.

« Certainement, avec les actions publiquement en bourse, l’argent peut venir de là [des paradis fiscaux]. Mais il y a aussi des enquêtes. J’ai été policier et chef de police. S’il y a des fonds illégaux [ou] issus du blanchiment d’argent, il y a un important processus d’enquête en place pour maintenir l’intégrité », assure Bill Blair.

Lundi, le Bureau d’enquête a révélé qu’au moins 165 millions de dollars en provenance des paradis fiscaux ont été investis auprès de producteurs de cannabis autorisés par Santé Canada.

Cela fait craindre à des experts et à l’opposition à Ottawa que le crime organisé passe par ces pays où les livres comptables sont obscurs pour recycler de l’argent criminel dans cette lucrative industrie.

Pas de criminels

Cette hypothèse est rejetée du revers de la main par M. Blair.

« En même temps, les décisions dans cette industrie sont la responsabilité des dirigeants d’entreprises qui obtiennent des licences, et franchement nous appliquons une grande rigueur pour nous assurer qu’il n’y a pas d’implication criminelle », assure le secrétaire parlementaire.

Deux employés proches du dossier au sein du gouvernement Trudeau ont précisé au Journal qu’Ottawa compte sur la vigilance des autorités qui surveillent déjà les marchés financiers, comme l’Autorité des marchés financiers (AMF) au Québec, pour s’assurer de la légalité des investissements dans la nouvelle industrie du cannabis.

L’AMF a admis au Bureau d’enquête ne pas demander systématiquement qui sont les véritables propriétaires des compagnies qui investissent dans ce lucratif marché.