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Examen médical de la Ste-Flanelle

Examen médical de la Ste-Flanelle
Illustration Nathalie Samson

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Bon, je n’ai pas parlé de sport tant que ça cette année, encore moins du CH, mais je pense que le temps est venu. Vous savez que je suis un méga fan de sport, mais je compartimente ma passion.

L’été, c’est le baseball, évidemment. D’ailleurs, j’espère que les nouvelles hausses de taxes de la mairesse Valérie­­­ Plante vont servir à financer un nouveau stade et non un festival international de danse contemporaine. Mon automne se partage entre le football de la NFL et de la NCAA. C’est aussi à ce moment-là que je commence à vraiment m’intéresser au hockey.

Pour moi, les 40 premiers matchs de la saison de la LNH, c’est comme un long camp d’entraînement. Le classement final se décide toujours par quelques points, donc pourquoi s’exciter ou pogner les nerfs à l’automne ?

Évidemment, je regarde les résultats et je suis le quotidien du Canadien, mais pour moi, ce n’est qu’un préambule à la vraie saison, celle qui commence maintenant, celle qui débute avant la période des échanges.

Dans le secret des Dieux

Depuis trois ans, j’ai le privilège d’animer le segment Le Valet 24CH où j’ai la chance de passer du temps avec les boys et d’apprendre à les connaître d’une autre façon. Comme je ne suis pas un journaliste et qu’au fil du temps, j’ai développé un lien de confiance avec beaucoup d’entre eux, j’ai accès à des informations confidentielles­­­.

J’adore et chéris ce lien de confiance. Ce que j’apprécie le plus, c’est que ça me donne une autre vision de l’équipe. En fait, j’ai une vision globale de ces athlètes du côté professionnel et surtout personnel. Tout ça pour dire que lorsque je fais mon analyse des Glorieux, le seul mot qui me vient en tête, c’est : perplexe !

On est loin d’une équipe divisée comme à l’époque de Koivu et compagnie. Même que l’esprit d’équipe est encore meilleur qu’il y a deux ans. Évidemment, il y a toujours des petites bisbilles et c’est normal, chaque équipe vit ça. Tu passes l’année dans une bulle avec 20 autres gars, ça arrive. Même dans les meilleurs partys de famille­­­, il y a toujours de la chicane. Mais dans ce cas-ci, croyez-moi, les gars s’aiment profondément.

Du changement

Non seulement ils s’aiment, mais ils adorent jouer pour Claude Julien. Peu importe votre opinion, je sais que les gars sont derrière lui. Avant d’aller plus loin, je vous entends déjà dire : « ben oui, tu dis ça pour les protéger, pour bien faire paraître tes chums ».

Du tout. Et en voici la preuve : je pense qu’il est temps de démanteler l’équipe. Depuis les 20 dernières années, toutes les autres options ont été explorées. On ne peut pas répéter les mêmes erreurs en espérant des résultats différents. C’est d’ailleurs ce que la plupart des fans et des journalistes suggèrent comme option. On doit accepter de sacrifier trois-quatre années pour se reconstruire avec le repêchage, comme bien des équipes l’ont fait.

De toute façon, c’est de plus en plus difficile de faire autrement. Les gros noms signent de longs contrats lucratifs avec leurs équipes respectives. Le 1er juillet, lorsqu’on peut commencer à signer avec les joueurs autonomes, il y a de moins en moins d’options intéressantes.

En fait, tout ce qu’on voit, ce sont des experts assis autour d’une table, l’air de se dire : « je ne peux pas croire qu’il nous reste encore six heures à parler de rien ».

Que l’on donne au peuple ce qu’il demande. Mais va falloir être cohérent. Si on recommence à zéro, on n’a pas le droit de se plaindre. Va falloir être patient. Les vrais fans vont suivre.

Les autres vont nous prouver qu’un chialeux restera toujours un chialeux.