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Tanguay plie bagage, Henderson au sommet

Avec une deuxième ronde de 80, la joueuse québécoise rate le couperet

anne-catherine tanguay
Photo François-David Rouleau La Québécoise Anne-Catherine Tanguay a joué une deuxième ronde de suite de 80, samedi, et ne participera pas aux deux rondes finales.

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NASSAU, Bahamas | Pendant que Brooke Henderson bataillait pour rester au sommet du tableau principal de la Classique Pure Silk sur le Ocean Club de Paradise Island, samedi après-midi, Anne-Catherine Tanguay a sombré au bas du classement.

Dans une troisième journée de suite, les vents soutenus de 40 km/h et les rafales de plus de 60 km/h ont fouetté les golfeuses. Samedi matin, les officiels ont à nouveau repoussé les temps de départ à deux reprises. Après une pause de 26 heures et 36 minutes, les joueuses ont finalement sauté sur le parcours à 11 h 15, malgré les conditions encore très difficiles. Le jeu avait été suspendu vendredi matin à 8 h 39.

Secouée dans tous les sens dès le son de la sirène dans l’allée du 13e, puisqu’elle avait pris le départ au 10e la veille, Tanguay a aligné deux bogueys et un double boguey à ses quatre premiers trous. Les dommages étaient faits. Elle a redressé la barre sur le retour, mais un double boguey au dernier fanion l’a de nouveau fait chuter au classement.

Sous le couperet

Auteure d’une deuxième carte de 80, la Québécoise de 27 ans a plié bagage après 36 trous avec une fiche cumulative de +10. Évidemment, elle ne résistera pas au couperet qui oscillera autour de +6 lorsque la deuxième ronde sera finalement terminée cet avant-midi. Samedi soir, 54 golfeuses étaient toujours sur le terrain à la pénombre quand les officiels ont mis fin à la journée, vers 18 h

« Quand nous avons commencé à jouer, les conditions étaient exactement comme la veille. J’étais prête, mais surprise par la décision avec les forts vents. J’ai erré sur trois de mes coups de départ à l’aller. C’était difficile. Ils m’ont coûté au moins sept coups à ma carte. Sinon, je dois dire que le reste de mon jeu a été impeccable », a commenté Tanguay.

Avec les vents de travers, la nouvelle golfeuse sur le circuit de la LPGA n’a pu attaquer les fanions. Elle n’a pu profiter de ses « trois ou quatre » chances d’oiselet.

« Je n’en ai pas eu plus. Elles sont très difficiles à créer dans ces conditions, a-t-elle signalé. La normale était bonne. Je devais attaquer les verts plutôt que les fanions. Parfois, je visais de 40 à 50 verges à côté de mon objectif. »

Selon son analyse, elle a joué correctement 30 des 36 trous. L’exécution et une succession de mauvaises décisions ont miné la différence. Elle peut néanmoins bâtir sa confiance sur le retour de sa deuxième ronde lors duquel elle a sauvé des normales grâce à un jeu court à point.

Henderson revient en force

La jeune sensation canadienne Brooke Henderson a aussi démarré la journée avec un boguey avant de livrer bataille à dame Nature. Elle a effacé ses quatre bogueys avec quatre oiselets, dont trois sur les normales 5 du retour.

Elle a finalement remis une carte de 73, la normale. Provisoirement, elle est installée en tête avec un dossier cumulatif de -5. La redoutable Chinoise Shanshan Feng pointe derrière avec un coup de retard, alors qu’elle devra compléter neuf trous ce matin dès 7 h. Cinq golfeuses se retrouvent à -3, dont Lexi Thompson.

« C’était décevant de commencer de cette façon. J’ai tenté de démarrer la journée avec force, mais ça n’a pas fonctionné, a signalé Henderson, qui sera à la conquête d’un sixième titre sur le circuit de la LPGA. J’étais à +2 après trois trous. C’était effrayant. Heureusement, je suis restée calme et j’ai calé des oiselets sur le retour.

Nous nous sommes battues contre le vent, a ajouté celle qui fait équipe avec sa sœur et cadette Brittany. Il fallait prendre les meilleures décisions dans le choix des bâtons. Nous aurions pu faire mieux quelquefois. En jouant la normale dans ces conditions, je crois que nous avons pris de bonnes décisions. »

Après 12 trous, Maude-Aimée Leblanc était à égalité avec la normale. Elle figurait au 18e rang.

La palme de la journée revient à l’Américaine Ryann O’Toole. Elle a remis une carte de 69 (-4), le meilleur score.

Les officiels n’excluent pas la possibilité de terminer le tournoi lundi si les conditions le permettent. Le hic, c’est que les prévisions météo annoncent de la pluie, de forts vents et des orages.

Dans le calepin...

  • Même à Nassau, Brooke Henderson attire les foules. La jeune Canadienne est suivie par une horde de spectateurs ce week-end. Plusieurs d’entre eux portent les couleurs du pays ou des casquettes des Maple Leafs. Les billets sont gratuits pour assister au tournoi.
  • Des spectateurs ont trouvé l’endroit idéal pour assister au tournoi. Ils s’assoient sur un muret de roche longeant l’allée du 8e trou, à proximité d’une petite plage et de l’eau turquoise pour s’y rafraîchir. Il y a pire endroit sous le soleil en plus de contempler toute l’étendue du Ocean Club.
  • Les friands d’immobilier seraient ravis de se promener sur le parcours du Ocean Club. Les luxueux manoirs et les prestigieuses maisons s’alignent à perte de vue. Les palais des célébrités Oprah Winfrey et Beyoncé sont d’ailleurs en bordure de parcours et de mer.
  • Ce n’est pas la première fois que la Classique Pure Silk est malmenée par dame Nature. L’an passé, la finale avait été retardée en raison de la mauvaise température. Mais en 2013, les golfeuses avaient disputé trois rondes de 12 trous en raison des inondations sur le parcours. C’était alors la première édition du tournoi au Ocean Club.
  • Le centre-ville de Nassau subit une petite cure de beauté à proximité du district financier. Il n’y a aucun cône orange ! Ça grouille de partout avec les nombreux bateaux de croisière qui sont accostés dans le port.
  • Au nord de Nassau, sur l’île Abacos, une histoire a fait jaser cette semaine lors de la finale du circuit Web.com. En furie aux abords du 18e vert, Rhein Gibson a projeté violemment le couvre-bâton de son fer droit à son cadet. Celui-ci avait été impliqué dans une décision controversée avec un officiel. Gibson avait hérité d’un coup de pénalité, car sa balle se trouvait dans l’obstacle d’eau. Évidemment, le cadet a aussitôt mis fin à sa relation avec le joueur malgré les excuses.
  • Ailleurs dans le monde du golf, Jason Day se remet tranquillement en selle à Torrey Pines, dans la région de San Diego. Après une année 2017 mouvementée dans sa vie personnelle, l’ancien numéro un mondial souffre toujours de maux de dos chroniques. Pour retrouver le jeu de ses beaux jours, il prévoit améliorer ses coups de départ et son jeu court.