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Un nouveau défi pour Benoît McGinnis

Benoît McGinnis
photo courtoisie Jean-François Hamelin Benoît McGinnis

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Après avoir joué plusieurs rôles d’importance sur les planches, voilà que Benoît McGinnis fait face à un défi de taille : interpréter celui que l’on surnommait l’homme éléphant, Joseph Merrick. Le personnage a été rendu célèbre grâce à cette pièce de Bernard Pomerance, Elephant Man, jouée dans une quinzaine de pays et adaptée au cinéma par David Lynch en 1980.

« C’est le plus grand défi de ma carrière », reconnaît l’acteur. Son personnage, un homme atteint du syndrome de Protée, a été rendu difforme par la maladie.

Si le défi est si grand, c’est que Joseph Merrick, ayant réellement existé à la fin du 19e siècle en Angleterre, a une immense tête, boite d’une jambe et compte plusieurs malformations sur le corps. « Contrairement à la version cinématographique, je joue sans prothèse et sans maquillage, de la même manière que dans la version théâtrale originale », précise la tête d’affiche qui sera entourée de David Boutin, Sylvie Drapeau, Germain Houde et Roger La Rue.

Pour que les spectateurs puissent réaliser à quel point l’homme était défiguré, on montrera des photos du véritable Joseph Merrick au début du spectacle.

Ainsi, pour le comédien, tout se jouera au niveau de la posture qu’il doit adopter. Les répétitions sont si ardues que l’acteur a besoin de séances de physiothérapie afin de rééquilibrer son corps. « Je dois me tordre le corps pendant des heures lors des répétitions », confie Benoît McGinnis.

Phénomène de foire

Son père l’ayant chassé du nid familial à la suite du décès de sa mère lorsqu’il était encore enfant, Joseph Merrick a dû se résoudre à devenir un phénomène de foire.

« On faisait de l’argent sur son dos », fait remarquer Benoît McGinnis. Pendant des années, des curieux se déplaçaient et payaient pour venir voir l’homme éléphant en Angleterre et ailleurs en Europe.

Campée à Londres pendant l’ère victorienne, la pièce s’amorcera à la fin de cette période d’exhibition.

Un bon samaritain

Heureusement, la providence sourira finalement à Joseph Merrick lorsqu’il rencontrera le docteur Frederick Treves (David Boutin) – chirurgien et professeur d’anatomie à l’hôpital de Londres – qui souhaite étudier son cas.

« Il va lui offrir une vie normale », souligne l’acteur. « C’est lui qui va le sortir des foires et des exhibitions pour l’installer à l’hôpital et le prendre en charge. » L’homme y demeurera pendant cinq ans, jusqu’à sa mort à 27 ans.

« La pièce porte aussi sur le rejet et l’intimidation », conclut Benoît McGinnis.

 

L’Homme éléphant

  • Auteur : Bernard Pomerance
  • Mise en scène et traduction : Jean Leclerc
  • Distribution : Benoît McGinnis, Annick Bergeron, David Boutin,
  • Sylvie Drapeau, Chantal Dumoulin, Germain Houde, Roger La Rue et Hubert Proulx
  • Du 30 janvier au 3 mars 2018 au Théâtre du Rideau Vert