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Préservez votre maison de l’humidité

Préservez votre maison de l’humidité
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Les fenêtres de votre maison ont-elles tendance à givrer en hiver ? Si c’est le cas, il est probable que vous viviez dans un lieu trop humide.

Selon la SCHL, un ménage peut produire dans une maison jusqu’à 50 litres d’humidité par jour. Toute cette eau évaporée est due notamment à votre respiration, à votre transpiration, à celle de vos plantes, à la cuisson des aliments, aux douches et à la lessive.

Un taux d’humidité non contrôlé peut apporter un lot de conséquences néfastes, autant pour votre santé que pour celle de votre maison. Ainsi, la plupart des experts recommandent que le pourcentage d’humidité relative d’une maison se situe aux alentours de 50 % l’été et de 30 % l’hiver.

Voici donc quelques solutions afin de réguler l’humidité de votre lieu de vie.

Quelques gestes simples

De simples gestes mis en pratique au quotidien peuvent facilement minimiser le taux d’humidité.

Par exemple, assurez-vous de fermer la porte de la salle de bain lorsque vous prenez votre douche, ainsi que de faire fonctionner le ventilateur du plafond. Le même principe s’applique lorsque vous faites cuire les aliments sur la cuisinière : faites fonctionner le ventilateur de la hotte et si possible, ouvrez les fenêtres avoisinantes pour évacuer l’humidité.

Une autre option est d’utiliser un appareil portatif. Il peut s’agir d’un humidificateur ou encore d’un déshumidificateur, selon le taux d’humidité désiré. Toutefois, la plupart des modèles ont leurs limites et ne conviennent qu’à une seule pièce.

Optez pour un échangeur d’air

L’échangeur d’air permet d’échanger l’air vicié du dedans avec l’air plus sain de l’extérieur. La plupart des échangeurs d’air vendus au Québec sont des ventilateurs récupérateurs de chaleur (VRC). Il est possible d’y raccorder des dispositifs de contrôle de l’humidité, moyennant certains frais supplémentaires d’achat et d’installation.

Or, l’inconvénient avec ces appareils, c’est qu’ils envoient l’humidité à l’extérieur, ce qui double les dépenses énergétiques : vous devez dépenser pour l’électricité de votre ventilateur en plus de celle requise pour humidifier l’intérieur.

Une alternative aux VRC est le système à ventilateurs récupérateurs d’énergie. (VRE) Ce système coûte un peu plus cher à l’achat, mais il permet d’échanger l’air tout en contrôlant l’humidité, ce qui maximise l’utilisation de l’énergie que vous consommez. Toutefois, ce système est moins efficace qu’un déshumidificateur, ce qui pourrait poser problème en été pour les maisons mal isolées.

CONSEILS

  • Procurez-vous un hygromètre. Ce petit appareil de mesure est peu dispendieux et il vous donnera l’heure juste quant au taux d’humidité de l’air à l’intérieur de vos murs. 
  • Pour éviter la formation de condensation dans les fenêtres durant les périodes de grand froid, tâchez de maintenir l’humidité relative à 30 %.
  • Attention cependant à ne pas descendre trop bas. Une humidité relative peu élevée (sous 30 %) peut occasionner certains inconforts, notamment une sécheresse des yeux tout comme un inconfort des voies nasales et de la gorge. À l’inverse, une humidité trop importante (plus de 60 %) peut favoriser l’apparition d’acariens et de moisissure. 
  • Avez-vous songé à l’installation de fenêtres écoénergétiques ? De telles fenêtres permettent de maintenir un taux d’humidité relative un peu plus élevé, sans qu’il y ait risque de condensation. 

Ghislain Larochelle est un professionnel inscrit à l’Ordre des ingénieurs du Québec ainsi qu’à l’OACIQ. Son entreprise de formations et de coaching pour investisseurs en immobilier — Immofacile.ca — peut percevoir des honoraires liés à la formation et aux soirées de conférences mensuelles.