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Ressourcement à la tyrolienne

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SEEFELD | Quand le prochain avion vous mène aux Jeux olympiques, Alex Harvey ne peut pas qualifier les trois prochains jours à Seefeld comme des vacances. Dans ce cas, on parlera d’une évasion.

Les Alpes enfarinées de cette région d’Autriche arrivent à point sur la route vers Pyeongchang. Après une lourde commande d’entraînement de trois semaines en altitude en Italie, il trouvera ici les prétextes pour le soustraire de sa routine.

« Je vais me promener un peu, mais je n’irai pas à Innsbruck. Ce qui est bien ici dans les appartements où on loge, c’est qu’on peut se faire la cuisine. On va se faire de bonnes bouffes et relaxer », prévoyait le Québécois, visiblement à plat après son podium du dimanche.

« Olympiaregion »

Une journée complète de repos lundi et une légère sortie quotidienne d’ici au départ de jeudi vers Munich meubleront ses heures avant le voyage de vendredi vers Pyeongchang. Malgré l’incitation du décor pour décrocher, l’un des plus grands espoirs canadiens de médaille aux Jeux trouvera des rappels pour ne pas trop s’éloigner de sa mission du prochain mois.

Après tout, Seefeld s’autoproclame « Olympiaregion » depuis des décennies. Cette destination de sports d’hiver, l’une des plus prisées d’Europe depuis les années trente, a accueilli les épreuves de ski de fond durant les Jeux olympiques de 1964 et 1976 organisés par sa charmante sœur Innsbruck, à une vingtaine de kilomètres à l’ouest.

Pour faire le vide

Quelque 256 kilomètres de pistes de ski de fond serpentent dans la région. Seefeld compte à peine 3400 habitants, mais le village se gonfle avec plus d’un million de nuitées par année réservées par des visiteurs. Peu importe l’achalandage dans les petites rues, Harvey se dit convaincu de pouvoir faire le vide avant la folie olympique.

« Je vais écouter des séries télévisées, parler à mon monde à Québec et relaxer », se promettait-il dans les mêmes appartements qu’occupera l’équipe canadienne lors des championnats du monde de l’an prochain.

Au 14e siècle, ce village de la région du Tyrol avait servi de lieu de pèlerinage sur la route entre Augsburg et Venise. En 2018, un skieur québécois y trouvera lui aussi son ressourcement vers la Corée du Sud.