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Une victoire appréciée par Simon DuBois et son équipe

Simon DuBois
Photo COURTOISIE Simon DuBois

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MONTRÉAL | Après plusieurs résultats parmi les meneurs, Simon DuBois et l’équipage du «Visit Seattle» ont enfin atteint un de leurs objectifs: obtenir une victoire d'étape. Ils ont remporté la sixième course de la «Clipper Round the World Race» au terme d’un sprint âprement disputé.

La sixième étape de cette course de voile menait les concurrents de la côte Ouest à la côte Est australienne. Des conditions météorologiques difficiles ont rythmé le quotidien des marins, qui ont touché terre le 16 janvier. Les trois premiers bateaux ont par ailleurs terminé dans un intervalle de moins de 50 minutes.

«Je me suis dit: "enfin!" Ça fait tellement longtemps qu’on y travaille. On a été souvent au-devant de la course dans plusieurs étapes... C’était fantastique», a tout d’abord dit DuBois en entrevue téléphonique, semblant à court de mots pour décrire les émotions.

«Cette course a été très, très difficile de plusieurs façons différentes, a pour sa part avoué la skipper Nikki Henderson, dans des propos repris par le site web de la compétition. Il y a eu de nombreux types de conditions et de navigations différents.»

Anticiper les intempéries

Des vents variables ont notamment marqué la course. L’arrivée d’un front saisonnier, semblable à un «rouleau compresseur» selon DuBois, a par ailleurs été un moment décisif dans les résultats finaux.

«Heureusement, on l’a vu venir à temps et on a réussi à baisser les voiles. D’autres bateaux ont été moins chanceux et ils se sont fait prendre à contre-courant, restant pris sur le côté de longs moments. On a bien géré la situation, on l’a anticipé. Ça a été une des manœuvres qui nous a le plus fait gagner du temps.»

«J’ai toujours pensé que la victoire revenait à ceux qui travaillaient le plus fort et qui allaient le plus au bout de leurs ressources, a poursuivi le Sherbrookois, qui dit avoir appris une leçon. Dans cette course, c’est la patience qui était de mise. Les victoires viennent lorsqu’on évite les erreurs.»

Une skipper vantée

Au sein d’une flotte où la majorité des matelots sont des amateurs de voile qui voguent pour le plaisir ou pour vivre des sensations fortes, les responsabilités des «skips» sont énormes. Malgré son jeune âge, Henderson, 24 ans, semble sortir du lot. DuBois a d’ailleurs rendu hommage à celle-ci.

«Nikki, je crois que c’est la meilleure navigatrice de la flotte, a-t-il avancé. Elle prend les bonnes décisions au bon moment. Il y a rarement des erreurs dans le routage. Elle est très compétitive également.»
Simon n’a pas été le seul à vanter les qualités de Henderson. Un autre membre de l’équipe, Marek Omilian, a également attribué une grosse partie de cette victoire à la meneuse.

«Nous étions bien préparés en vertu du leadership de Nikki, a affirmé l’Américain de 53 ans. Elle est une jeune meneuse charismatique. Elle adore enseigner et nous a bien entraînés.»

«Nikki continue de démontrer un leadership fort. Elle a créé des liens forts entre les membres de l’équipage et a mis l’accent sur l’importance de chacun», a pour sa part avancé Ralph Morton, directeur général de la Commission des sports de Seattle.

Installée au troisième rang du classement général avec 60 points, soit cinq de moins que les meneurs, la troupe dispose encore de huit épreuves pour prendre la tête. Les voiliers reprendront la mer lundi vers Sanya, en Chine.