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André Arthur et Leclerc Communications avaient été mis en demeure

Un groupe de citoyens de Québec avait signifié ses intentions à l’entreprise vendredi dernier

Guy Chicoine n’a pas digéré d’entendre André Arthur qualifier la rue Saint-Jean de «boulevard sida au cœur du quartier gai» dans son émission du 24 janvier dernier.
PHOTO JEAN-FRANCOIS DESGAGNÉS Guy Chicoine n’a pas digéré d’entendre André Arthur qualifier la rue Saint-Jean de «boulevard sida au cœur du quartier gai» dans son émission du 24 janvier dernier.

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Un groupe de citoyens de Québec avait fait parvenir à André Arthur et à Leclerc Communications une mise en demeure la semaine dernière en lien avec les propos homophobes tenus en ondes par le controversé animateur, propos qui ont ultimement mené à son congédiement lundi.

Guy Chicoine n’a pas digéré d’entendre André Arthur qualifier la rue Saint-Jean de « boulevard sida au cœur du quartier gai » dans son émission du 24 janvier dernier. C’est pourquoi il a choisi d’envoyer une mise en demeure à l’animateur et ses patrons vendredi dernier.

« Je suis gai et je n’ai pas le VIH. Me faire dire que quand je vais au Drague, je vais sur le boulevard du sida, excusez-moi, mais ça m’atteint. Ce sont des propos clairement homophobes et ce n’est pas la première fois », raconte l’homme qui n’en revenait pas d’entendre de tels propos en ondes. « En 2018, ça ne passe plus. »

« Ils auraient pu le couper »

La mise en demeure a été signifiée à Jean-François Leclerc, copropriétaire de Leclerc Communications, vendredi dernier. Le document visait l’entreprise, M. Leclerc lui-même, la station BLVD 102,1 et les animateurs André Arthur et Marc-André Lord.

« Tout le monde est responsable. André Arthur est supposé être censuré durant son émission compte tenu de tout ce qui est arrivé par le passé. Il y a un délai entre ce qu’il dit et ce qui passe en ondes, donc ils auraient pu le couper », déplore M. Chicoine, qui est accompagné par quatre autres personnes dans sa démarche.

Pour l’instant, malgré le congédiement d’André Arthur, la procédure est maintenue par Guy Chicoine. Il souhaite encore des excuses publiques « à heure de grande écoute » du diffuseur. S’il n’obtient aucune réponse du Groupe Leclerc Communications, il envisage de réclamer une compensation financière, ce qui n’est pas le cas dans la mise en demeure actuelle.

« Je vais attendre quelques jours, mais sinon, nous engagerons des procédures plus poussées et nous pourrions demander réparation », souligne le demandeur.

Propos controversés

André Arthur s’était attiré les foudres le 24 janvier dernier durant un segment de son émission du midi où il mentionnait le restaurant Le Veau d’Or, duquel il est un habitué. Vantant le spaghetti de l’endroit, il l’avait situé géographiquement aux auditeurs avec des termes homophobes.

« En fin d’après-midi hier, je me suis dit que j’avais le goût d’aller manger au centre-ville. Et, j’ai eu comme une fringale de spaghetti. Or, au centre-ville de Québec, le meilleur endroit pour manger un bon spag familial, je ne parlerai pas des affaires olé olé, des Italiens très avancés là, mais dans le familial, dans le pas trop cher, dans l’accueillant, dans le sympathique, c’est sur le boulevard sida au cœur du quartier gai, juste entre Le Drague et le Ballon rouge. Est-ce que ça te dit de quoi ce dont je parle ? Le Veau d’or ! Au coin de Saint-Augustin et Saint-Jean ».