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Un vêtement de l’espace pour désengorger les urgences

Hexoskin dit avoir trouvé une solution pour améliorer le système de santé du Québec

Hexoskin équipe plusieurs sportifs de haut niveau, comme le biathlète Marc-André Bédard.
Photo courtoisie Hexoskin équipe plusieurs sportifs de haut niveau, comme le biathlète Marc-André Bédard.

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L’entreprise Hexoskin veut se servir d’un voyage spatial pour améliorer le système de santé québécois.

Avec des vêtements intelligents baptisés astroskin, elle va tester la santé des astronautes en direct dans la station spatiale internationale (SSI) avec pour but d’appliquer des solutions de télémédecine sur Terre.

« Il y a plein de problèmes de santé qui peuvent se produire pour les astronautes pendant leurs voyages qui durent des mois, explique Pierre-Alexandre Fournier, président et cofondateur d’Hexoskin. Quand on ira sur Mars, par exemple, il va falloir que les équipes médicales soient autonomes pendant des années, il n’y a pas d’hôpitaux proches ! »

L’astronaute canadien David Saint-Jacques va donc porter l’astroskin pendant son prochain voyage dans la SSI prévu en novembre 2018.

Une expérience qui va permettre deux choses : suivre en direct son état de santé et mieux comprendre les effets du vieillissement du corps, qui est accéléré dans l’espace.

« On est en train de décentraliser le système de santé, dit le président et cofondateur. C’est le scénario optimal de médecine à distance. Ce n’est pas juste un projet spatial, ça va nous permettre de comprendre comment passer moins de temps à l’hôpital ou dans les cliniques. Ça pourrait changer la manière dont la pratique médicale se déroule sur Terre. »

L’astroskin, ce nouveau vêtement développé par l’entreprise qui équipera l’astronaute canadien David Saint-Jacques lors de son prochain voyage dans la station spatiale internationale, en novembre prochain.
Photo courtoisie
L’astroskin, ce nouveau vêtement développé par l’entreprise qui équipera l’astronaute canadien David Saint-Jacques lors de son prochain voyage dans la station spatiale internationale, en novembre prochain.

 

Le système

Fondée en 2006, Hexoskin vend déjà des milliers de vêtements intelligents du même nom pour des clients en sport de haut niveau ou pour des clients dans la défense.

Avec l’astroskin, elle pousse la technologie encore plus loin. Muni de capteurs encore plus poussés, le vêtement de l’espace pourra mesurer l’ensemble des signes vitaux, comme le taux d’oxygène ou la pression sanguine en continu.

L’astroskin ressemble à un t-shirt et un bandeau qui sont munis de capteurs qui vont relayer toutes les informations de santé de l’astronaute. Une boîte électronique sera aussi envoyée dans la SSI afin de relayer en direct les données sur Terre.

Made in Québec

Plusieurs composantes de l’astroskin proviennent de partout dans le monde, mais tout est assemblé au Québec.

« Toute la recherche et le développement sont faits ici aussi, dit Pierre-Alexandre Fournier. Nous utilisons plusieurs usines situées au Québec. Disons que quand la fusée va décoller avec David Saint-Jacques et l’astroskin à son bord, ce sera une grande fête pour nous ! »